PARTAGER

L’Usaid a lancé hier son programme de santé 2016-2021. Durant les cinq prochaines années, l’Ong américaine va injecter 180 milliards de francs Cfa dans le domaine de la santé comme la santé de la mère et de l’enfant, les services de planification familiale, le paludisme, le sida élevés au rang de priorité dans ce programme

L’Usaid est dans la continuité. Le nouveau programme 2016-2021 va donc s’appuyer sur les projets déjà réalisés et qui embrassent presque tous les domaines de la santé. Des projets, qui selon la directrice du Bureau de santé de l’Usaid, Alisa Cameron, s’alignent sur la politique nationale de santé de notre pays. Dans les cinq prochaines années, l’Usaid va investir 180 milliards de francs Cfa. Une enveloppe répartie dans les domaines de la santé de la mère et de l’enfant (14%), de la santé de la reproduction, planification familiale (42 milliards), du paludisme (66 milliards), des maladies tropicales négligées (3 milliards), de la sécurité sanitaire (18 milliards), de la nutrition (18 milliards) du Sida (12 milliards), de l’eau et de l’assainissement (1,5 milliard de francs Cfa). En somme, note la directrice de l’Usaid Sénégal, ce programme permettra à notre pays de réaliser ses objectifs d’ici 2021 en réduisant le taux de mortalité maternelle de 392 à 211 pour 100 mille naissances vivantes, en réduisant aussi le taux de mortalité des moins de 5 ans de 54 à 33 pour 1000 naissances, en augmentant le taux de contraception de 21 à 49% et aussi en atteignant zéro infection au Vih/Sida et zéro stigmatisation.
Ces interventions vont se dérouler dans les régions dites de concentration (Saint-Louis, Matam, Diourbel, Tamba­coun­da Kolda Sédhiou et Kédougou) où les ressources peuvent avoir un impact important sur les principales causes de mortalité maternelle, infantile, néonatale et maternelle. Outre ces régions, l’Usaid s’engage à consolider son action dans les sept autres régions en vue de maintenir les acquis. Le ministre de la Santé et de l’action sociale, venue présider la cérémonie de lancement de ce projet, s’est réjouie du mécanisme de financement de l’Usaid. Awa Marie Coll Seck s’est félicitée du partenariat. Elle souligne que ce projet, qui a été ficelé par le ministère, augure d’une bonne coordination. «Chaque année c’est plus du quart du budget qui est injecté dans le système de santé, cela n’est pas négligeable», a-t-elle déclaré, ravie.

ndienglequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here