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L’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement a apporté plus de 45 milliards de francs Cfa à la région naturelle de la Casamance depuis 2004, en termes de financement. Les données ont été fournies, hier, par l’ambassadeur d’Espagne à Dakar, Alberto Virella, au cours d’une conférence de presse en prélude à la visite de coopération qu’il effectuera du lundi au mercredi prochain.

La région naturelle de la Casamance a bénéficié d’un financement de plus de 45 milliards de francs Cfa de l’Espagne de 2004  à 2015. Cette aide représente 25% de l’aide publique annuelle espagnole au développement au Sénégal. Sans compter l’appui dans plusieurs domaines des 14 organisations non gouvernementales (Ong) de ce pays partenaire du Sénégal. Ces chiffres ont été dévoilés, hier, par l’ambassadeur d’Espagne à Dakar. A l’occasion de la conférence de presse en prélude à la visite de coopération en Casamance prévue du lundi au mercredi prochain, Alberto Virella a abordé les «points forts» qui marqueront son déplacement dans le sud du pays. L’inauguration des installations de l’état civil de la mairie de Sédhiou où sur «une population de 453 mille habitants, 68% des enfants ne possèdent pas de pièces d’état civil. Chez les filles, ce sont 70% qui n’en disposent pas», figure en bonne place dans l’agenda de la délégation du diplomate espagnole.
Dans le programme, il est également prévu la visite du centre Ecaf (Espace capacitation et accompagnement des femmes), la ferme de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida) de Kafesse. Selon l’ambassadeur, l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement, l’Etat du Sénégal, mais aussi le privé travaillent «pour que la production du melon espagnol dans cette ferme de Kafesse puisse être exportée vers l’Espagne et d’autres marchés européens. L’exemple du melon espagnol made in Sénégal qui arrive en Europe».
Face à la presse à l’agence située sur l’avenue Nelson Mandela à quelques jets de pierre de l’Assemblée nationale, Alberto Virella est revenu sur les priorités de son pays pour le Sénégal. Il dit : «Pour la période 2014-2017, les priorités sont : le développement rural et la sécurité alimentaire. La deuxième priorité, c’est la bonne gouvernance avec l’appui, l’accompagnement à la mise en place de l’Acte 3 de la décentralisation.»
Lors de la rencontre, les motivations de l’engagement de l’Espagne pour la région Sud ont été aussi énumérées. Selon la chancellerie, la Casamance est une région qui n’accueille pas trop de partenaires techniques et financiers de l’aide publique internationale. Mais également, leur présence est justifiée par les indicateurs de pauvreté, d’insécurité alimentaire, de malnutrition dans la région, la présence en grand nombre de Casa­mançais en Espagne, un atout pour la coopération décentralisée. Le diplomate a par ailleurs évoqué  le calme qui commence à s’installer dans la région qui a vécu un conflit armée qui date de plus de 3 décennies. L’engagement dans le développement durable, l’appui à la société civile casamançaise, l’intervention dans les domaines sanitaire et agricole ont été aussi cités en exemple.
msakine@lequotidien.sn

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