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Christophe Bigot

Hier, lors de la réunion du premier comité de pilotage du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd) qui entre dans sa troisième phase, il a été salué les succès enregistrés avec ce projet dans la construction d’infrastructures sociales de base. Le Paisd 3 va apporter des innovations avec une orientation économique pour permettre à la diaspora sénégalaise de participer à la création d’emplois.

Le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), qui entre dans sa troisième phase, va apporter quelques changements dans ses interventions. Hier, lors de la réunion du premier comité de pilotage dudit programme, il a été noté le travail remarquable qui a été fait dans le domaine de la construction des infrastructures sociales de base, notamment en ce qui concerne l’accès à l’eau, la construction d’écoles, de postes de santé. D’après le secrétaire général adjoint du gouvernement, dans cette troisième phase, une nouvelle orientation économique va être donnée au Paisd. Selon Alioune Badara Diop, il s’agira d’amener les Sénégalais de la diaspora à investir dans le secteur économique afin de créer des emplois. «L’accompagnement des créateurs d’entreprises individuels et collectifs issus de la diaspora constitue une composante essentielle du Paisd 3. Il s’agit d’une participation à la densification du secteur privé national. L’insertion professionnelle de la diaspora par l’auto-emploi est déterminant pour le Sénégal qui veut renforcer son attractivité en direction des profils qualifiés de notre diaspora. Il s’agit de s’assurer d’un retour pérenne des compétences et d’autre part de mobiliser une niche d’investisseurs constitués de nos compatriotes à l’étranger», a-t-il expliqué.
Au-delà de cet aspect économique qui sera insufflé à la phase 3 de ce projet, le Paisd s’est élargi aux ressortissants sénégalais des autres pays de l’Union européenne. Le projet qui, jusqu’ici, concernait les Sénégalais établis en France va accueillir des compatriotes établis en Espagne, en Italie et en Belgique avec toujours le même objectif, celui de leur faire participer au développement économique et social du pays. Il est par ailleurs précisé que «l’élargissement des capacités de mobilisation de la diaspora sénégalaise à trois nouveaux pays européens, tout en poursuivant la mobilisation auprès des Sénégalais établis en France, permet ainsi de couvrir les pays européens où la communauté sénégalaise est fortement implantée». La cheffe de la délégation de l’Ue au Sénégal qui a salué les succès du Paisd soutient qu’il montre «le rôle déterminant que les migrants peuvent jouer dans leur pays d’origine». D’après Mme Irène Mingasson, «une migration sûre, ordonnée et régulière peut contribuer de manière significative au développement socio-économique des pays d’origine et de destination».
La convention de financement de cette phase 3 du Paisd sur une période de 4 ans a été signée entre le Sénégal et l’Agence française de développement le 19 octobre 2017. Le montant est de 7,442 milliards de F Cfa dont 6 milliards de F Cfa de l’Ue et un peu plus d’un milliard de l’Agence française de développement. Mis en place en 2005, le Paisd a permis la construction d’une centaine d’infrastructures sociales de base dans des villages reculés du Sénégal. Il faut noter aussi que c’est plus de 14 milliards de F Cfa qui ont été consacrés aux projets avec une participation significative des ressortissants sénégalais en France.
dkane@lequotidien.sn

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