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Les 7 personnalités coptées dans le processus de vérification des parrainages par le Conseil constitutionnel ont clamé hier leur indépendance. Elles as­surent travailler «béné­volement», «sans aucune indemnité».

Pr Babacar Guèye, Moundiaye Cissé, Mazide Ndiaye, Valdiodio Ndiaye, abbé Alphonse Seck, Maïmouna Dieng et Rokhaya Gassama sont les sept personnalités indépendantes de la société civile coptées par le Conseil constitutionnel pour la vérification des parrainages des candidats à l’élection présidentielle de février 2019. A l’exception de Mazide Ndiaye, elles ont fait face à la presse hier pour expliquer les tenants et les aboutissements de leur choix par le Conseil constitutionnel. Selon Pr Babacar Guèye, tout est parti d’une demande adressée au Conseil constitutionnel par un collège de membres de la société civile pour la mise en place d’une commission de vérification des parrainages.
Moundiaye Cissé qui a lu leur déclaration a informé d’emblée que ses camarades et lui ont été «coptés et non nommés par le Conseil constitutionnel, ni par décret, comme semblent le dire certains». «Ces 7 personnalités ont un statut d’observateur indépendant et leur mission au Conseil constitutionnel est ponctuelle parce qu’elle s’arrête après la proclamation de la liste des candidats à l’élection présidentielle. Leur implication est  totalement bénévole et gratuite. Elles ne reçoivent aucune indemnité. Elles s’engagent à mener, en toute indépendance, transparence et rigueur leur mission», ajoute le président de l’Ong 3D. Les observateurs de la société civile qualifient l’acte du Conseil constitutionnel de «gage de transparence et de bonne foi» pour un contrôle «juridictionnel neutre et indépendant».
Les sept personnalités promettent une conférence de presse à l’issue du processus pour partager les conclusions  de la mission d’observation. Sur ce, Moun­diaye Cissé précise qu’il est à ce jour «très prématuré» de dire si le processus de vérification des parrainages est bon ou pas puisque que le traitement n’a pas encore commencé. «Ce que nous avons vu nous rassure, mais cela reste un test. On verra au moment de l’application sur des millions de signatures», a-t-il souligné.
Dans sa mission de facilitateur, la société civile qui a déjà rencontré l’opposition envisage de faire autant avec la grande majorité présidentielle pour amener ces deux entités à s’asseoir autour d’une même table et trouver un consensus pour des élections paisibles au Sénégal.
ksonko@lequotidien.sn

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