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Le Projet de promotion de l’agriculture de conservation en Afrique de l’Ouest et du Centre devrait bientôt être soumis aux bailleurs de fonds pour son financement. Le Promaca dont les besoins financiers sont estimés à 5 millions de dollars, soit environ 2,500 milliards de francs Cfa, devrait être validé hier par les acteurs.

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf), en partenariat avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), a organisé hier un atelier de validation du Projet de promotion de l’agriculture de conservation en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le but de cette rencontre est d’enrichir et valider le Promaca, avant de le soumettre aux bailleurs de fonds pour son financement.
Selon le coordonnateur régional du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao), Dr Niéyidouba Lamien, les besoins financiers du projet sont estimés à près de 5 millions de dollars, environ 2,500 milliards de francs Cfa.
A travers ce projet, le Coraf, grâce au soutien de la Fao, veut faire la promotion de l’Agri­culture de conservation (Ac) en Afrique de l’Ouest et du Centre.
«Cette promotion de l’Ac sera appuyée par une mécanisation agricole adaptée au contexte de producteurs des deux sous-régions d’Afrique. Son objectif spécifique est d’augmenter la pratique de l’Ac de 20% pour en faire un modèle de production agricole durable et climato-intelligent en Afrique de l’Ouest et du Centre», lit-on dans la note conceptuelle. Qui ajoute que l’Ac «est reconnue par la Fao comme un modèle de production agricole approprié pour remédier aux effets négatifs imposés aux agricultures, particulièrement aux petits exploitants agricoles, par le changement climatique et les ressources naturelles appauvries et dégradées. En effet, elle améliore les propriétés physiques, chimiques et biologiques du sol en améliorant leur Capacité d’échange cationique (Cec), leur salinité… De par son rôle dans la gestion des résidus de récoltes, l’Ac contribue à augmenter la conductivité hydraulique des sols en saturée, à réduire l’érosion du sol, à contrôler la température du sol, à réduire l’évaporation et à conserver l’humidité dans le sol. Aussi, elle agit dans la diversité des microbes du sol, sur l’augmentation du cycle des nutriments et la disponibilité des nutriments et le maintien durable de la productivité de tous les types de sols cultivés par la réalisation du zéro-labour».
Compte tenu de tous ces effets «positifs», l’Ac a connu un certain regain d’intérêt pour l’Afrique. Elle fait appel à l’emploi d’outils adaptés et d’herbicides permettant de gérer assez facilement les couverts végétaux sans engendrer de surcoût important, d’après le Coraf. Cette association internationale à but non lucratif regroupant les systèmes nationaux de recherche agricole de 22 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre souhaite ainsi, que l’espace ouest et centre africain s’approprie le Promaca.
L’Ac est en plein essor en Afrique du Sud et en Afrique de l’Est, mais peu connue en Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette zone géographique du continent devrait par conséquent, la mettre à l’échelle, considère Joseph Mpagalile du Bureau régional de la Fao.
dialigue@lequotidien.sn

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