PARTAGER

«Un chemin, une route, qui longe la mer…» : c’est une des nombreuses définitions du mot «corniche», mais le mot corniche possède également un contenu architectural et toute architecture est beauté suprême…
Toutes les corniches sont dans la mer, toutes les mers sont dans les corniches…
Corniche Est, Corniche Ouest, Petite Corniche des Almadies et pourquoi pas, demain, «la Corniche de l’Atlantique», la quatrième corniche dont les travaux se poursuivent et qui prolongera la Vdn, la Voie de dégagement Nord…
La Vdn, promise à un bel avenir, devra être restructurée à l’aide d’échangeurs ou tout autre «élément améliorant» de l’écoulement du trafic car il est difficilement concevable qu’une voie de dégagement puisse être coupée, trois ou quatre fois, au long de son déploiement ; sa fonction serait alors vite compromise (c’est aujourd’hui le cas).
Mais revenons à nos corniches…
Trois corniches principales s’offrent à la vue dans la presqu’île de Dakar : la Corniche Est, la Corniche Ouest et la petite Corniche des Almadies.
Toute corniche est reliée à la mer et la corniche permet surtout de regarder et de contempler la mer…
Demain la mer…
La mer est toujours proche dans la presqu’île de Dakar et les corniches construites au long de l’histoire de la ville de Dakar ont, dans une large mesure, contribué à donner à la ville de Dakar, vue du ciel, sa couleur azur…
Une quatrième corniche est en construction, discrètement mais sûrement, à quelques kilomètres de nos visions habituelles, diurnes et nocturnes…
La mise en valeur des trois «chemins de mer» -par opposition amusée aux «chemins de fer»- déjà identifiés, Corniche Est, Corniche Ouest et Petite Corniche des Almadies, devrait permettre de structurer différemment la prochaine «mise en valeur» de la quatrième corniche en construction : la Corniche de la Vdn (prolongée) celle que nous voudrions nommer la «Corniche de l’Atlantique…»
Le projet de mise en valeur de la quatrième corniche n’est pas connu du commun des Dakarois -les habitants de la presqu’île- mais il devrait l’être car la corniche est un capital-beauté à préserver…
Le projet d’aménagement de la quatrième corniche devrait être rendu public et un large débat «citoyen» devrait s’ouvrir pour permettre aux habitants de la presqu’île de tirer les leçons du passé (l’aménagement des autres corniches) et anticiper les actions anthropiques futures, bonnes ou mauvaises…
Il est important de noter et, le fait mérite d’être souligné, qu’un dénivèlement naturel sépare le chemin -la route- de la mer dans les différents cas de corniche cités y compris pour la quatrième corniche en construction (Hlm Grand Médine, Parcelles Assainies, Guédiawaye, Malika).
Une partie importante de la quatrième corniche -le tronçon Guédiawaye- est en voie d’achèvement mais peu de structures existent autour de la route ; les projets d’aménagement ont été élaborés, à n’en pas douter, mais ils ne sont pas encore connus du large public.
L’aménagement voire la structuration de l’espace dans lequel s’inscrit la quatrième corniche devrait prendre -a déjà pris en compte ?- les quelques éléments ci-après :

le mobilier et l’équipement «maritime» prévu sur le littoral (modèle Corniche Ouest et Corniche Est)
la pratique sportive (modèles ouverts ou fermés : voir les structures sportives des Corniches Est et Ouest)
la pratique culturelle : quelle liaison culturelle entre le terre-plein de la Vdn et la future Corniche ;
la pratique religieuse (mosquée) ; les sites sacrés devront être dénombrés et sauvegardés ;
la pratique gastronomique (les restaurants ; faut-il reproduire le modèle des Corniches Ouest, Corniche Est et Petite Corniche des Almadies)
la pratique pédagogique : les élèves et les étudiants devront apprendre la géologie et la botanique des quatre corniches car elles présentent, dans leur structure, des différences qu’il faut apprendre à découvrir ;
la pratique artistique : les grands artistes monumentaux de notre capitale, Ndary Lô, Kalidou Kassé, Issa Diop, Lamine Barro, Guibril André Diop, Tacko Diongue, Ousmane Sow, Mamadou Wade, El Hadj Sy et tant d’autres aussi talentueux, devraient être mis à contribution pour donner un contenu esthétique à ces grands espaces et surtout à ces grands «espaces marins»
la pratique musicale : la Corniche de l’Atlantique devrait être porteuse, à terme, d’un grand festival de musique, lorsque la mer et la musique seront réunies comme sur l’île de Sao Vicente dans l’Archipel du Cap-Vert au mois d’août de chaque année (Festival Baia das Gatas)
la pratique du reboisement : les filaos qui «résistent à la mer» devraient être plantés ou replantés  au long du littoral en mettant les riverains à contribution ;
la pratique de la sécurité : chaque zone des plages qui longent le littoral devrait être confiée à un ou plusieurs maîtres-nageurs car il arrive, sur ces plages envahies, très tôt, par de jeunes enfants, que certains d’entre eux ne retrouvent pas le soir, la chaleur de leur maison située pourtant en face…
La beauté sauvage de la mer au long de la quatrième corniche (Parcelles Assainies, Cambérène, Guédiawaye, Malika, etc.) commande aux autorités en charge, une mise en valeur différente et innovante mais surtout partagée : le citoyen, le riverain, devrait être étroitement associé et des responsabilités sociétales nouvelles devraient être confiées aux riverains, aux hommes et aux femmes du littoral…
Les habitants de la presqu’île de Dakar se sont laissés surprendre par les divers aménagements de l’espace ouvert sur la mer et ces erreurs historiques mais compréhensibles -la conscience de la mer n’existait pas- dans une certaine mesure, ne devraient pas être reproduites ailleurs.
La beauté sauvage de la mer qui fera face à la «Nouvelle Corniche» devrait absolument être préservée : notre responsabilité de citoyen est engagée, toute notre responsabilité…
La gestion du littoral, l’occupation souvent anarchique du domaine maritime, la préservation de l’environnement (minéral, végétal et animal) devraient constituer une priorité parmi les priorités.
Parmi les villes qui ont déjà accueilli la nouvelle corniche -visitez la plage de Malibu- il y a la grande ville de Guédiawaye et ses 350 000 habitants…
La marche Rse (Responsabilité sociétale des entreprises) du 22 novembre 2015 (petit clin d’œil à Théodore Monod) organisée en clôture de la 7ème édition du Forum Rse et en relation étroite avec la mairie de Guédiawaye, nous a permis, entre autres éblouissements, d’ouvrir nos yeux sur la mer et sur le littoral…

Pour les peuples de la mer, tous les espaces énumérés sont jonchés de symboles : les symboles du littoral…

La mer n’appartient pas à l’homme et ne l’oublions surtout pas : les mots viennent du littoral…
La Rse continue…
Jean Michel SECK
Dakar

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here