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Contrairement au reste de la Chine, la courbe du nombre des contaminations ne fléchit pas dans la province du Hubei. Et c’est pour tenter d’enrayer les risques de contagion que, depuis une semaine, les directives de confinement ont été renforcées à Wuhan. Une seule personne par foyer peut aller au ravitaillement, une fois tous les 3 jours seulement. Et pour certains quartiers, comme la zone de développement du parc de Chuanjiangchi, la permission de sortie n’est accordée que pendant deux heures.

Mesures de confinement renforcées
Signe probablement d’un manque de confiance dans les services de santé, un comté du Hubei promet même 1000 yuans, près de 130 euros, de récompense à ceux qui se rendent à l’hôpital avec de la fièvre. Résultat, à en croire un responsable local du parti, 98,6 % des ménages à Wuhan feraient l’objet d’un suivi en quarantaine.
La Chine a décidé de renforcer ses mesures, pour faire face au virus. Par ailleurs, les pharmacies ne délivrent plus de médicament anti-douleur risquant de fausser le thermomètre. Une mesure qui est désormais également appliquée à Pékin où pour obtenir de l’aspirine ou un remède contre la toux, vous devez désormais présenter une pièce d’identité.
Dans de nombreuses villes loin de l’épicentre de l’épidémie, les règles communautaires s’accompagnent d’un message de prévention parfois délivré en plusieurs langues comme ces policiers d’une province orientale chinoise demandant de rester à la maison et d’éviter les rassemblements. La vidéo de leurs tournées des résidences avec des avertissements lancés au mégaphone en mandarin, mais aussi en japonais et en anglais a fait le tour du réseau sina weibo.

Des responsables locaux sanctionnés
Face à des hôpitaux débordés, le choix a été, semble-t-il, de privilégier la prévention et les personnes bien portantes plutôt que les malades. Sur les réseaux sociaux, les vidéos dénonçant le manque d’accès aux hôpitaux font l’objet d’un intense nettoyage de la part de la censure. Et pour tenter de calmer le mécontentement, des sanctions sont prises contre les responsables locaux. Dernier exemple en date, la mise à pied du chef de la Commission de santé de la ville de Nanning dans la province du Guangxi pour diffusion de messages d’information sur le virus erronés.
Ces mesures interviennent alors que 160 millions de Chinois sont sur la route du retour des vacances prolongées dans certaines zones jusqu’au 18 février. Télétravail, enseignement à distance pour les élèves, toutes ces mesures ont contribué à vider les centres commerciaux, les petits magasins, les marchés, les hôtels, les lieux de divertissement, menaçant les emplois et la survie de nombreuses petites entreprises.
Le gouvernement central est désormais partagé entre deux maux : la propagation de l’épidémie et une économie à l’arrêt. Les efforts pour arrêter le Covid-19 risquent de nuire à l’économie, a averti le Président chinois. A l’exception de la province du Hubei, les transports en commun ont repris dans la plupart des mégalopoles et les autorités invitent à une reprise progressive de l’activité avec le risque de contagion que cela entraîne.
Rfi

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