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Le Covid-19 a fini de faire le tour du monde et s’est présenté comme un défi à l’échelle planétaire. Partout, les Nations concernées se mobilisent et prennent des initiatives hardies. Les succès ou les échecs se mesurent à l’aune de la détermination et des décisions politiques de chaque pays face à cette pandémie.
Au Sénégal, le président de la République a montré qu’il est un chef à la hauteur des défis. En véritable chef de guerre, il a battu le rappel des troupes et pris des mesures audacieuses. C’est son courage politique qui a permis de limiter l’avancée de la maladie, malgré les pressions de toutes sortes.
Au début de la maladie, au moment où pourtant ce n’était jusque-là qu’une épidémie, lorsqu’il s’était agi de rapatrier les 13 Sénégalais de Wuhan, il avait opposé un niet clair et irrévocable. Sa clairvoyance politique est passée par-là. Aujourd’hui, tous ceux qui le fustigeaient par rapport à son refus catégorique et sans ambages louent sa vision politique.
Quand il a fallu prendre des mesures pour freiner la chaîne probable de contamination dans les écoles et universités, il les a fermées sans aucune autre forme de procès.
Quand il a fallu passer à l’étape de l’Etat d’urgence, compte tenu des statistiques et de l’avancée de la maladie, il avait indiqué la voie à suivre. Le couvre-feu a permis la fermeture des boîtes de nuit, les balades nocturnes prolongées et autres rassemblements de nature à propager le virus.
Quand il a fallu engager toutes les forces vives de la Nation dans cette guerre, il a fait preuve d’humilité et de grandeur en recevant toute la classe politique, même les adversaires les plus nihilistes et recueillir leur suggestions et état d’âme.
Quand il a fallu prendre la douloureuse et très sensible décision de fermer les lieux de culte pour éviter les rassemblements, il a eu à donner des indications fermes, finalement comprises et acceptées par toutes les communautés religieuses.
Tous les actes qu’il pose jour après jour, selon les exigences du moment, témoignent, si besoin en est encore, de sa clairvoyance politique et de sa capacité à faire face à des crises quelles que soient par ailleurs leur nature et leur ampleur. Il nous reste, nous autres Sénégalais, à faire tous bloc derrière notre chef – le chef suprême des Armées – pour barrer cette maladie virale. Nous devons intégrer dans nos actes de tous les jours des réflexes barrières pour gagner cette guerre contre un ennemi invisible. Certains jeunes qui défient les Forces de l’ordre devraient changer de comportement pour éviter l’effet contraire. Ces forces de défense et de sécurité travaillent pour nous. Par essence, elles doivent défendre les populations contre les ennemis visibles et invisibles. En ce sens, elles ne peuvent en aucune manière être nos ennemis. Ne nous trompons pas d’ennemi : l’ennemi c’est le coronavirus.
Le chef de l’Etat a pris les décisions à la hauteur de l’ennemi, soyons tous derrière lui. Forces de défense et de sécurité, chefs d’entreprise, hommes politiques (pouvoir comme opposition) artistes, hommes femmes, jeunes, vieux… tous debout comme un seul homme, devrons nous mobiliser derrière lui et lui apporter soutien. Accepter les décisions du chef de l’Etat, c’est trancher en faveur de notre propre intérêt. J’en appelle à une discipline exemplaire. La Chine est un cas d’école : c’est la discipline qui a sauvé les Chinois. Les Etats qui avaient choisi le laxisme et le laisser-aller ramassent des cadavres par milliers. Pour éviter que le Sénégal bascule dans un tel pogrom, faisons preuve de discipline, d’une rigueur et d’une exemplarité extrême !
Au demeurant, comprenons que le virus ne circule pas, c’est nous qui circulons. Pour l’arrêter, restons chez nous. Pour gagner la guerre, je vous recommande le canapé.
 Saer DIOP
DG Aeme
Responsable politique de l’Apr

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