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Le général Cheikh Sène, haut commandant de la Gendarmerie nationale, s’est exprimé sur l’existence de caisses illicites dans certaines brigades. Il parle de fautes graves, confirme Moussa Fall et annonce des sanctions.

La note du général de brigade Moussa Fall, commandant la gendarmerie territoriale, a provoqué plusieurs réactions. En visite hier à la Foire, le Haut commandant de la gendarmerie, qui a reconnu l’existence de caisses illicites dans certaines brigades, a annoncé des sanctions. «C’est vrai qu’il a été décelé au sein de trois brigades de gendarmerie sur 120 que compte l’institution, des indices graves indiquant l’existence de pratiques illicites, a concédé le général Cheikh Sène lors d’un entretien avec des journalistes à la Foire internationale de Dakar. Ces actes constituent des fautes graves, inacceptables qui seront circonstanciées et sévèrement sanctionnées.» Par contre, le directeur de la Justice militaire tient à préciser évidemment que tout le corps n’est pas concerné par cette affaire. «Ce que je voulais dire et le souligner avec force, c’est que la corruption n’est ni organisée ni généralisée au sein de la Gendarmerie nationale», précise-t-il en soutenant que «c’est l’une des institutions publiques qui sanctionnent le plus ces formes de déviance qui sont contraires à l’éthique et qui ne font que ternir l’image de l’institution».
Aujourd’hui, la maréchaussée multiplie les actions pour continuer à donner une meilleure image de ce corps. «Pour prévenir de tels comportements, des mesures sont prises par le Commandement. C’est le cas de la création de pelotons de surveillance routière qui sont mis à la disposition de l’inspecteur interne de la gendarmerie. Il y a aussi une meilleure optimisation du temps de présence des gendarmes sur les axes routiers», détaille le général Sène.
Pour rappel, dans une note de service publiée le 28 novembre, le commandant de la Gen­darmerie territoriale, le général de brigade Moussa Fall, n’a pas caché sa colère pour dénoncer l’existence de 3 caisses alimentées par «un racket organisé» dans des brigades de gendarmerie. Il s’agit des caisses journalière et spéciale du commandant de brigade, la caisse hebdomadaire, qui servent à payer le planton, le décodeur ou entretenir le matériel de l’unité.
d.dem@lequotidien.sn

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