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Pour la Présidentielle du 31 octobre prochain en Côte d’Ivoire, le Rassemblement des Hou­phouettistes des démocrates et patriotes (Rhdp) devra faire sans son candidat actuel. Amadou Gon Coulibaly n’est plus. Victime d’un malaise après la réunion d’hier du Conseil des ministres, le chef du gouvernement ivoirien est mort après avoir été évacué à la polyclinique Pisam.

Amadou Gon Coulibaly, âgé de 61 ans, et jusqu’ici Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, ne sera pas sur la ligne de départ de la prochaine Présidentielle ivoirienne. La faucheuse est passée par là. Depuis hier donc, la Côte d’Ivoire est sans chef du gouvernement. Désigné à la mi-mars comme candidat du Rassemblement des Hou­phouet­tistes des démocrates et patriotes (Rhdp) à la Prési­dentielle du 31 octobre prochain par le Président ivoirien Alassane Dramane Oua­ttara (Ado), Amadou Gon Coulibaly a, en effet, fait hier un malaise lors de la réunion du Conseil des ministres. M. Coulibaly est mort après son évacuation à la polyclinique Pisam.
L’instant était donc solennel et empreint de tristesse hier quand le Secrétaire général de la Présidence ivoirienne, Patrick Achi, lisait à la télévision publique un communiqué du Président Alassane Ouattara annonçant le décès du chef du gouvernement, le deuxième sous le règne de Ouattara. M. Coulibaly avait succédé au poste, Daniel Kéablan Duncan, au lendemain de la nomination de ce dernier comme vice-président après la réélection du Président Alassane Dramane Ouattara. «J’ai la profonde douleur de vous annoncer que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, chef du gouvernement, nous a quittés en ce début d’après-midi (Ndlr : hier) après avoir pris part au conseil des ministres», a lu M. Atchi.
Après avoir passé deux mois en France, le Premier ministre ivoirien était de retour à Abidjan depuis jeudi dernier, tout en assurant être «de retour en forme». Pour les besoins d’un suivi médical suite à une greffe du cœur subie il y a 8 ans, M. Coulibaly s’était rendu début mai à l’hôpital de la Pitié salpêtrière, à Paris.
«Amadou est plus qu’un collaborateur, plus qu’un frère, c’est un fils», parlait ainsi de son probable successeur, le Président Alassane Ouattara. Amadou Gon Coulibaly était un fidèle du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Il a collaboré avec lui plus de 30 ans et était déjà là lors de la fondation du parti Rdr en 1994. Comme pour dire qu’ils ont fait la traversée du désert avant l’élection à la Présidence de Alassane Ouattara en 2010.
Originaire du Nord de la Côte d’Ivoire où il était issu d’une grande famille, Amadou Gon Coulibaly était un ingénieur de formation. Le défunt Pm ivoirien était également peint par certains comme une personne discrète et travailleuse, qui maîtrisait bien ses dossiers.
Avec la disparition de Amadou Gon Coulibaly, qui était un des favoris du scrutin d’octobre prochain,   le camp présidentiel doit se trouver un nouveau candidat pour la prochaine élection présidentielle ivoirienne. Le Président sortant, Alassane Ouattara, avait déjà annoncé qu’il ne sera pas de la course, après avoir bouclé ses deux mandats à la tête du pays. L’actuel ministre d’Etat, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, qui assurait l’intérim de Amadou Gon Coulibaly, un des dignitaires de l’actuel régime au pouvoir à Abidjan, semble tenir les cordes. Aura-t-il les faveurs d’Ado ? Les prochains jours aideront à se faire une opinion là-dessus.

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