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Après ses débuts chaotiques à la tête de la Côte d’Ivoire, le sélectionneur Marc Wilmots réclame du temps et a mis en avant plusieurs circonstances atténuantes (fatigue, forfaits, traumatisme de la Can 2017,…) pour justifier son entame cauchemardesque sur le banc des Eléphants.

La déception se situe à la hauteur des attentes suscitées. Recruté en grande pompe par la Fédération ivoirienne (Fif) en mars dernier pour succéder à Michel Dussuyer au terme d’une Can 2017 catastrophique, Marc Wilmots est pour l’instant loin d’obtenir les résultats escomptés car après la déculottée en amical face aux Pays-Bas (5-0) pour sa première sur le banc, la défaite à domicile contre la Guinée (3-2) lors de la 1ère journée des éliminatoires de la Can 2019 a fait très mal samedi. Déjà rebaptisé «Ville Morte» au pays des Eléphants, le technicien a déçu tant dans les résultats que dans la manière, avec une absence de plan de jeu lisible. Du côté des joueurs, l’ancien sélectionneur de la Belgique, récemment taclé par Jordan Lukaku pour son manque de culture tactique, aurait également commis un impair en annonçant au vestiaire que Serge Aurier serait désormais capitaine avant de se déjuger en évoquant ensuite un brassard tournant devant la presse. Mais l’ancien Bordelais, outre la cascade d’absents (Koné, Dié, Zaha, Kodjia, Kalou, Gervinho), estime qu’il a des circonstances atténuantes.

Les joueurs «au bout du rouleau»
«L’équipe est jeune et en pleine reconstruction. Elle va monter en puissance. Je demande aux Ivoiriens d’être un peu patients. Si la Guinée a pu nous battre ici, rien ne dit que nous ne pouvons pas la battre chez elle», a lancé le technicien sur le site de la Caf. «Pour ce match, j’ai vu une équipe de Côte d’Ivoire avec des joueurs très fatigués. Je peux vous révéler que nous avons procédé à une prise de sang avant le match et ce n’était pas évident. On a vu des joueurs qui étaient au bout du rouleau, parce qu’ils sortent d’une longue saison.» «Il faut donc que tout le monde parte en vacances et revienne plus requinqué. Il y a peut-être aussi le traumatisme de la Can encore là. C’est possible. Mais je le répète rien n’est perdu. Nous avons une équipe qui va monter en puissance», a promis l’ancien homme fort des Diables Rouges qui avait souligné quelques jours plus tôt que sa nouvelle sélection «n’a pas anticipé le départ de cette génération de bons joueurs». Sauf qu’après avoir fait un état des lieux, l’heure n’est plus aux excuses et tout nouveau faux-pas lors de la double confrontation face au Gabon dans les éliminatoires du Mondial 2018 fin août-début septembre risque de coûter très cher à un Wilmots qui a déjà grillé tous ses jokers…
Afrik-foot

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