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Le Sénégal a pris l’engagement de se mettre en règle vis-à-vis du Fonds de solidarité africain (Fsa). Selon le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, sur des arriérés de 2 milliards de francs Cfa, le Sénégal a déjà donné 500 millions.

Le Sénégal a pris l’engagement de se mettre en règle vis-à-vis du Fonds de solidarité africaine (Fsa). Selon le ministre délégué chargé du budget, Birima Mangara, qui présidait hier la 7e session ordinaire de l’Assemblée générale de la Fsa, le Sénégal va apurer son passif d’ici octobre 2017. «Nous sommes aujourd’hui à 22,4 milliards d’engagement pour les Etats et le Sénégal a pris l’engagement d’apurer les siens d’ici fin octobre 2017 avec la Loi de finances rectificative. Et déjà, nous avons posé un jalon en libérant 500 millions sur un total de 2 milliards de francs Cfa», indique le ministre délégué.
Le Fsa a connu de grosses difficultés ces dernières années avec une série de résultats déficitaires. «Et depuis 2015, cette institution a renoué avec des reports à nouveau positifs des résultats bénéficiaires qui confortent la vision des pères fondateurs qui pensaient que c’était un instrument bénéfique pour les pays africains. C’est pourquoi on se réjouit de constater que les efforts, sur la base des dernières recommandations de la 7e session ordinaire qui demandait aux pays de renforcer l’institution en mettant à jour les cotisations et surtout en renforçant le Fonds spécial de bonification, permettent aujourd’hui au Fsa de sortir la tête de l’eau», se réjouit le ministre chargé du Budget.
Selon le directeur général de l’institution, Amadou Abdoulaye Diallo, trois chiffres clés sont à retenir dans cet exercice 2016. «L’exercice 2016 est clôturé avec les chiffres significatifs que sont le total de bilan qui est proche de 63 milliards, les fonds propres effectifs de 17 milliards et le 3e chiffre qui me paraît important, c’est le résultat bénéficiaire de 3,054 milliards. Le coefficient d’exploitation est de 0,93, c’est- à-dire que pour chaque franc qui a été secrété par l’activité du Fsa, on a dépensé 93 centimes au titre de charge. C’est dire que nous avons non seulement renoué avec la rentabilité de l’activité globale de l’institution, mais même l’activité financière, la garantie financière, l’allongement de la durée des prêts et la bonification des taux d’intérêt, nous sommes parvenus à les rentabiliser», indique M. Diallo.
Créé en 1976, le Fonds de solidarité africain (Fsa) a pour mission de faciliter le développement économique de ses Etats membres africains en jouant le rôle de catalyseur des systèmes financiers en vue de permettre aux Etats et aux entreprises publiques et privées l’accès aux crédits destinés à financer des projets d’investissement productifs et à faciliter la mobilisation de l’épargne locale et extérieure, notamment par des interventions en garantie sur les marchés financiers. A en croire Birima Mangara, cette institution est importante pour le développement des pays, car elle catalyse les financements, mais surtout apporte son concours dans la bonification des taux d’intérêt qui constituent la plus grande difficulté pour l’accès au crédit.
L’institution a la vocation d’être un trait d’union entre les grands ensembles africains, souligne M. Diallo. La Fsa compte en effet 8 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), 3 de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) et 3 de la Comesa, le marché commun de l’Afrique australe. «Notre ambition, c’est que tous les pays de ces ensembles soient membres. Ensuite, nous regarderons vers le Maghreb et l’Afrique australe», précise M. Diallo. Il ajoute que la conférence des ministres a aussi pris la décision d’ouvrir le capital aux agences bilatérales et multilatérales, ainsi qu’aux institutions de financement du développement.
mamewoury@lequotidien.sn

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