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Des Beatmakers (concepteurs de musique) d’horizons différents vont échanger leurs expériences professionnelles et leur passion à travers des ateliers, des conférences, des live performances, des shows cases. L’ouverture de la première édition du Galsen urban beat fest a eu lieu ce 4 septembre et va fermer ses portes le 28 du même mois.

C’est l’un des métiers les plus méconnus du grand public. Le beatmaking, terme qui désigne la conception de musique par ordinateur est le parent pauvre du rap galsen. Pour y remédier, Karismatik Diksa du groupe Alien zik va réunir les siens. Pendant un mois Dakar va vibrer au rythme de ce secteur. L’ouverture de la première édition du  Galsen urban beat fest a eu lieu hier 4 septembre et va refermer ses portes le 28 du même mois. L’objectif est «d’offrir aux Beatmakers, ces créateurs de l’ombre, un panel d’expression et mettre la lumière sur une discipline essentielle mais ô combien peu médiatisée». Des Beatmakers d’horizons différents vont échanger leurs expériences professionnelles et leur passion à travers des ateliers, des conférences, des live performances, des shows cases et un concours de Beatmaking, a précisé l’organisateur qui, lors de la conférence de presse, est revenu sur les contours de la création de ce festival. «On s’est interrogé sur le rap en particulier. Nous sommes à la base de cette musique mais nous n’avons pas cette reconnaissance. Il est grand temps de vulgariser un peu plus ces travailleurs de l’ombre», a expliqué Diska. L’absence de documentation et par conséquent de l’historique du beatmaking a poussé Diska à faire un film documentaire sur le sujet. Il sera diffusé le 20 septembre à la Maison des cultures urbaines. «Il retrace l’évolution du beat sénégalais. Ce film permettra à la nouvelle génération de comprendre la façon des premiers beatmakers. On parle d’identité sonore, le film va évoquer ce sujet», a informé Diska.
Un concours qui va regrouper 32 Dj sera le point d’orgue du festival. L’objectif est de mettre en lumière les beatmakers de demain. «Ça va permettre à des jeunes talents de se montrer en s’exprimant par des performances sanctionnées par un jury d’experts. Ils sont nombreux à travailler dans l’ombre, c’est l’occasion de se frotter aux meilleurs», a détaillé Diksa.
Ce festival sera un prétexte de s’interroger sur ce métier. Des ateliers seront organisés tout le long du mois de septembre. L’objectif est d’encadrer les jeunes, les éduquer, les motiver afin de le développer. Le 13 septembre, la Société des droits d’auteurs et droits voisins (Sodav) va faire le déplacement pour parler des obligations et devoirs des beatmakers. Une formation qui permettra à la nouvelle génération de se professionnaliser. «C’est pour nous une façon d’apporter quelque chose au mouvement Galsen», s’est félicité Diska.

mgaye@lequotidien.sn

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