PARTAGER

Djim Fall et Baïdy Bèye se sont attirés mutuellement à la barre pour coups et blessures volontaires. Revenant sur les faits, Djim Fall, chauffeur de profes­sion, explique : «J’ai croisé le jour des faits mon cousin Eumeu Fall. Je lui ai dit qu’ils ont manqué de peu pour gagner au Pmu. Il ne leur manquait qu’un cheval.»  Baïdy Bèye, qui était juste à côté de lui, dit-il, l’a abreuvé d’injures. «Je lui ai fait savoir que je ne m’adressais pas lui. A cet instant, il m’a menacé de mort. C’est sur ces entrefaites que ma tante m’a demandé de prendre mes précautions parce que ce dernier est un habitué des faits et il est toujours en possession d’arme blanche», a-t-il précisé. Après cet incident, il est retourné chez lui pour rédiger une plainte pour menace de mort. Entre-temps, son employeur lui a demandé de le conduire à la mairie de Grand Dakar pour une réunion. En regagnant le véhicule, des individus qui étaient derrière lui ont demandé de fuir, raconte-t-il. Pourquoi ? «En fait, Baïdy (Bèye), qui détenait une machette, était à mes trousses. Je n’ai pas eu le temps de fuir malheureusement. Quand je me suis retourné, il a visé mon cou. Par réflexe, je l’ai paré avec ma main gauche pour ensuite le terrasser. C’est ainsi que son frère est venu lui prêter main forte en me donnant un coup de pied au front», narre M. Fall.
Ces déclarations très détaillées ont été balayées d’un revers de main par Baïdy Bèye qui, lui aussi, a déposé une plainte contre sa victime pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 15 jours. Dans ses déclarations, le sieur Bèye dit : «Je connais Djim (Fall) depuis quelques mois, mais je ne l’ai pas revu depuis un mois. Ainsi, c’est à la date du 19 février, aux environs de 11h, que je l’ai croisé près de chez moi. Je lui ai fait savoir que dans la nuit du 15 au 16 février, j’étais victime d’un incendie et que l’auteur voulait ôter ma vie. Et d’un ton ferme, il m’a rétorqué qu’il n’avait pas mon temps. C’est sur ces entrefaites qu’il a proféré des injures à mon endroit avant de me donner un violent coup avec un objet pointu. Ensuite, il est revenu quelque temps après avec une autre arme blanche. Pour ne pas me laisser surprendre, je lui ai assené un coup avec la machette que j’avais rangé dans mon magasin. Après, il a réussi à me plaquer au sol», reconnaît-il. Selon le ministère public, les faits sont constants. Il a requis trois mois ferme contre Baïdy Bèye et un mois contre Djim Fall. Au final, le Tribunal les a respectivement condamnés à 2 et 1 mois ferme.
justin@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here