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La mort de l’élève Boubacar Dème au cours d’une opération de sécurisation suscite beaucoup de polémiques à Thiès. Agé à peine de 19 ans et en classe de 3ème au collège Mamadou Diaw, il a rendu l’âme à la suite d’une course-poursuite avec les policiers. Selon ses camarades avec qui il était au moment des faits qui se sont déroulés dans la soirée du samedi 26 au dimanche 27 mai dernier, c’est quand ils prenaient le thé quelque part au quartier Cité Lamy qu’ils ont été surpris par une opération de sécurisation et poursuivis par les Forces de l’ordre sur les coups de 3h du matin. Et c’est au cours de cette course-poursuite qu’il serait «fauché» ou «tombé», avant de rendre l’âme en cours d’évacuation au Centre régional hospitalier El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène. Une mort naturelle ? Le jeune Dème a-t-il rendu l’âme suite à des bavures policières ? Quoi qu’il en soit, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Thiès qui s’est autosaisi du dossier a confié à la gendarmerie l’enquête et ne manquera pas de déterminer la nature de sa mort.
En attendent de récupérer le corps sans vie de leur fils pour procéder à l’inhumation, ses parents, dont le père Serigne Thierno Oumar Dème, membre de l’Association régionale des imams et oulémas de Thiès, disent accepter la «volonté divine». Pour l’instant, «la police a procédé à une série d’auditions».
nfniang@lequotidien.sn

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