PARTAGER

Presque tout le monde soupçonne les Occidentaux d’avoir créé leur propre virus et d’en subir les conséquences. Quant à moi, je suis convaincu que ce virus est l’œuvre de la Chine et de l’Occident, notamment la France et les Etats-Unis. D’ailleurs, il n’y a pas que des Chinois qui travaillent dans le laboratoire dénommé P4 d’où s’est échappé le virus. Il y a aussi des Occidentaux, particulièrement des Français et des Américains. Installé à Wuhan, ledit laboratoire a été vendu aux Chinois par les Français au temps de Jacques Chirac et il représente une véritable bombe bactériologique. Hélas, à cause d’une mauvaise manipulation, le virus leur a échappé et ils accusent Dieu d’être à l’origine de ce ravage.
En réalité, ce qui m’a toujours fait mal, c’est lorsque l’homme se fait du tort ou en fait aux autres, qu’il le mette sur le compte de Dieu. Or, le mal n’émane pas de lui, il dérive plutôt de l’homme et de Satan. Dieu ne fait que du bien. Mais quand l’homme commet du mal, il peut en subir les conséquences par la volonté de Dieu, car rien ne se produit de bien ou de mal sans le consentement de Dieu. C’est le cas de Harout et de Marout, les premiers djinns à avoir enseigné la magie aux hommes. Mais ils les avertissaient que c’est par la volonté divine qu’ils arrivent à faire du mal. Eh bien, à cause d’une manipulation malencontreuse, les occidentaux et les Chinois sont en train d’en faire les frais. C’est pourquoi les plus impactés des ravages du coronavirus sont les Italiens, Français, Espagnols, Américains et Chinois.
Par ailleurs, on les accuse aussi d’avoir mis sur le marché un vaccin qu’ils veulent expérimenter en Afrique. Plus qu’une accusation, c’est une évidence car, la chaîne française Lci l’a annoncé par la voix du docteur Jean-Paul Mira, chef de service à l’hôpital Cochin à Paris. Il a dit : «Si je peux être provocateur, ne devrait-on pas faire cette étude en Afrique, un peu comme cela a été fait pour le Sida avec les prostituées africaines ?» C’est donc tout à fait normal que les Africains se révoltent pour dire que leur continent n’est pas un laboratoire et qu’ils ne sont pas des cobayes. Par conséquent, les Occidentaux sont pris en flagrant délit de contradiction car ils ont plus besoin de ce vaccin pour avoir enregistré plus de morts qu’en Afrique. D’ailleurs, leurs morts se comptent par plusieurs dizaines de milliers.
Puisque nous, les Africains, avons fait une prise de conscience et refusé l’introduction du vaccin incriminé chez-nous, nous devons conséquemment aller jusqu’au bout de notre logique. Saisissons cette occasion historique pour retourner aux sources et soyons fiers d’être noirs. Il est donc temps que les Africains arrêtent de vouloir ressembler aux toubabs en termes de peau, de cheveux, etc. C’est ce que l’on pourrait appeler perte d’identité raciale.
Autant nous nous opposons à ce vaccin en Afrique, autant nous devons avoir une forte personnalité et assumer ce que nous sommes. L’exemple de Touba est à saluer, parce que le Khalife général des mourides a formellement interdit aux femmes le port de pantalons ainsi que le recours aux produits de dépigmentation, mais aussi l’usage des mèches et perruques. Toute personne qui a recours à ces artifices pose un acte de dévalorisation de soi.
Pour conclure, logique pour logique, refusons ce vaccin mortel et assumons notre identité raciale.

Masque, hijab
ou bourka, tout le monde se voile par force
Dieu a puni les mécréants, mais surtout les hypocrites français, américains et sénégalais. Maintenant, ces derniers nous imposent le port du masque alors qu’il n’y a pas si longtemps, ils avaient mené une farouche lutte contre les sunnites dont l’identité des hommes est la barbe et celle des femmes est le hijab ou la bourka.
En effet, lorsque les Occidentaux ont créé et financé le terrorisme en se servant de mouvements djihadistes comme Al Qaïda, Etat islamique, Boko haram, etc., ils ne pouvaient pas imaginer ce renversement de situation où ils portent par force le masque. Masqués, ces hypocrites ressemblent malgré eux à des voilés.
Pourtant, en France, il a été formellement interdit, naguère, de porter le hijab ou la bourka dans le cadre de la prétendue lutte contre le terrorisme. Même Macky Sall s’était inscrit dans cette logique pour avoir intimidé les porteuses de bourka, particulièrement les Guinéennes, nombreuses à se voiler ainsi. Ce, pour pouvoir identifier tout le monde.
Dieu faisant bien les choses, le contexte actuel a obligé les autorités du pays non seulement à se masquer le visage mais aussi et surtout, à rendre obligatoire le port du masque. On peut dire alors que Dieu a pris sa revanche sur les hypocrites.
Cheikh Oumar TALL
Directeur de Publication
Mensuel «Le Jour – Al Yawmou»

1 COMMENTAIRE

  1. L’APRÈS COVID 19. RIEN NE SERA COMME AVANT. Ça va changer sans possibilité de retourner en arrière.
    ÇA VA CHANGER OU ÇA VA PÉTER ! Et on n’a pas besoin d’être devin pour le savoir.

    Michel Houellebecq, écrivain français de renom, estime, avec une froide lucidité qui n’a rien d’un pessimisme radical, que « tout restera exactement pareil » après l’épidémie de coronavirus qui frappe le monde.
    Le romancier explique, lundi 4 mai, dans une lettre lue sur France Inter, ne pas croire à l’avènement d’un « nouveau monde » après l’épidémie de coronavirus. « Je ne crois pas une demi-seconde aux déclarations du genre rien ne sera plus jamais comme avant. Au contraire, tout restera exactement pareil », affirme l’auteur de La Carte et le Territoire. « Nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire »….
    Sans avoir le talent ni la réputation de ce grand monsieur, ma conviction est tout autre.
    On va, à mon humble avis, vers une dynamique qui va tout chambouler et rien ne pourra s’opposer à ces forces de changement d’en bas et d’en haut qui déjà se manifestent, la survie de l’humanité même en dépend. La tragique expérience de notre vulnérabilité avec cette pandémie, très particulière, nous aura, plus qu’auparavant, fait prendre terriblement conscience de notre extrême fragilité, l’homme va muter, cela va de soi. Ce processus inexorable, est déjà entamé, bcp va changer dans nos modes de vie et l’ordonnancement de nos sociétés, dans notre façon de communiquer, de travailler, de produire et de consommer, dans nos relations avec la nature, nos rapports avec le temps et l’espace, sur la signification que nous donnons à notre existence et nos rapports avec les autres, jusqu’au rapport à notre corps. Et puis il y a cette blessure narcissique profonde, amère, naît du sentiment de notre petitesse (Pascal !) face aux forces de la Nature qui induit un autre regard et oblige à des révisions déchirantes, troublantes. Cette nature longtemps maltraitée, agressée et qui çà et là reprend ses droits, cette nature qui nous fait ravaler notre faconde, nous intimant désormais à faire preuve de plus de prudence et d’humilité. Ainsi, notre vanité nous est-elle même devenue effroyablement vaine, vide, sans solidité, sans durée, ridicule ! L’inanité de nos désirs nous révélant comme, par dérision, notre humanité transgressive et craintive.
    Bref, d’énormes changements vont s’opérer aux plans : économique, politique, social et culturel, de même qu’au plan écologique, géopolitique et géostratégique. On va vers une autre configuration du monde, un autre paradigme, où les relations entre Etats et Nations seront, en effet, radicalement différentes. Il ne sert à rien de nier l’évidence, or l’évidence c’est « ce tournant crucial, cette inflexion, ce basculement imposé à l’ordre international tel que nous l’avons connu depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ». C’est la fin d’une ère qui s’annonce et avec elle, la mise à la trappe du capitalisme (dont on a si souvent vanté la longévité et la pérennité) ultralibéral et de la démocratie libérale, ce mensonge grossier, invention des puissants et des riches pour se maintenir ad aeternam au pouvoir. L’après Covid coïncidera, à n’en pas douter, avec l’effondrement du système capitaliste où l’hyper-financiarisation et l’hyper-concurrence nées de la globalisation ont fini par créer que pauvreté et misère.
    La montée des inégalités, la destruction massive des emplois, l’hypertrophie du chômage, la crise écologique qui perdure, l’économie en berne….sont autant de signes évidents d’un processus d’effondrement et c’est se faire illusion que de croire qu’une reprise en main est possible, que le choc économique sera résorbé et ce processus est d’autant plus irréversible que la puissance publique est frappée d’illégitimité et est totalement impuissante face à cette crise globale et sans commune mesure.
    PS: On l’a dit et répété à satiété qu’il y aura un avant et un après Covid 19 ! Ce qui est sûr c’est qu’après cette crise protéiforme, sans précédent, liée au coronavirus, s’imposera à nous l’impérieuse nécessité d’un ordre mondial à réinventer et toute volonté de ramer à contrecourant, toute velléité de maintenir le statu quo (ou ce qui s’apparente à l’ordre ancien), par les forces conservatrices et rétrogrades, sera anéantie. On ne reviendra pas à la normalité d’avant, il s’agira d’une nouvelle normalité qui fera suite à cette crise systémique et sanitaire. La Chine qui a désormais les coudées franches pourra jouer les grands rôles et en contrebas l’Inde. Dans cette nouvelle géographie où les cartes seront redistribuées l’Afrique n’aura pas le rôle d’un simple figurant. Telle est ma conviction !
    Moctar Gueye enseignant à la retraite (Hann-Village)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here