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Le sous-comité cinéma et audiovisuel créatif a rendu publiques les conclusions de ses travaux dans le cadre du Fonds de soutien aux acteurs culturels. En conférence de presse hier, les membres du comité ont exposé les critères qui ont prévalu dans le choix des 449 bénéficiaires.

A l’image des autres secteurs culturels, le sous-comité cinéma et audiovisuel créatif, mis en place par le ministère dans le cadre du Force Covid-19, a donné les conclusions de ses concertations. Après dix jours de travail, le sous-comité a reparti les 500 millions alloués au sous-secteur. Au total, 449 bénéficiaires ont été identifiés soit 357 travailleurs intermittents (techniciens, réalisateurs, scénaristes administrateurs de production et acteurs) et 92 entreprises et associations (de production, exploitation/distribution, instituts de formation, festivals et manifestations cinématographiques). «206 millions 850 mille francs Cfa ont été attribués aux travailleurs intermittents, 102 millions 800 mille francs Cfa aux entreprises d’exploitation et de distribution, aux festivals et manifestations cinématographiques et aux structures de formation et 190 millions 200 mille francs Cfa aux sociétés de production soit un total de 500 millions entièrement alloué suivant les instructions du cahier des charges du ministère de la Culture et de la communication, avec un résidu de 150 mille francs Cfa», indique le coordonnateur du sous-comité, Khalil Ndiaye, qui était face à la presse hier aux côtés du directeur de la Cinématographie et du directeur de Cinekap, Oumar Sall. Selon le Directeur de la cinématographie (Dci), Hughes Diaz, le travail de recensement des acteurs impactés par la pandémie du Covid a permis de mesurer la dynamique du secteur. «Tout le monde est dans l’audiovisuel mais cet exercice nous a permis de définir les fondamentaux quant à ce qui devrait advenir dans notre secteur», souligne-t-il. «Plusieurs critères ont prévalu. L’ancienneté, le nombre d’employés, le dynamisme de l’entreprise mais surtout qu’il s’agisse d’organisations légales. Toutes les sociétés et les associations qui ont postulé sont des structures légalement constituées qui ont un registre de commerce, un ninéa ou un récépissé de reconnaissance. Après sont venus les critères expériences, envergure de l’entreprise, nombre d’employés, l’existence de locaux fonctionnels, etc.», informe M. Diaz. Il faut dire que les demandes avaient dépassé le millier. «Pour la répartition, tout a été équilibré. On a voulu éviter que la production ait plus que les autres. Donc tous ceux qui sont sur une catégorie A, qu’ils soient dans la production, la formation ou les festivals, ils ont un même montant parce qu’on considère que la chaîne de l’industrie cinématographique est homogène. Pour les acteurs aussi, on a pris en compte l’ancienneté, la principauté parce que les métiers du cinéma sont hiérarchisés et des chefs de postes auront plus que des assistants ou que des stagiaires», poursuit le Dci.
Il explique en outre que le comité a préféré respecter un principe d’équité en ne divisant pas les fonds par le nombre de personnes comme d’autres sous-secteurs l’ont fait.
Globalement, le sous-secteur cinéma bénéficie d’une enveloppe de 250 millions de francs du Fonds Covid. Les ressources complémentaires étant fournies par le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique (Fopica). «Une partie, 250 millions, du Fonds Covid a été libérée mardi dernier et le reliquat des 250 autres va se faire incessamment», assure M. Diaz.

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