PARTAGER

Pour atténuer les impacts du Covid-19, le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural (Maer), en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), a lancé l’’initiative «Le panier de la ménagère».

Une nouvelle initiative pour faire face aux effets du coronavirus au Sénégal. Le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural (Maer), en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), vient de lancer «Le panier de la ménagère». Cette initiative conjointe, explique la Fao dans un communiqué, «vise à protéger la production locale et à faciliter l’écoulement des récoltes. Elle permettra de renforcer l’accès aux aliments variés et diversifiés et l’état nutritionnel de 300 000 personnes, soit environ 37 500 ménages vulnérables. Le programme soutiendra leurs capacités financières via des transferts monétaires inconditionnels et aidera à réduire leur exposition au Covid-19 en cassant la chaîne de contamination possible lors de leur approvisionnement alimentaire dans les marchés, les tables de rue, les cantines, etc. Grâce à cette initiative, la rentabilité économique des activités d’au moins 1000 femmes productrices devra aussi être améliorée».
Les ménages bénéficiaires seront sélectionnés aussi bien en zone rural qu’urbaine et périurbaine, «à partir du Registre national unique et d’un ciblage communautaire qui va s’appuyer sur l’expérience de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) et le Registre unique dans les quartiers et les villages».
Les initiateurs de ce programme rappellent que «depuis l’apparition du 1er cas positif de Covid-19 au Sénégal, le 2 mars 2020, l’Etat n’a cessé de multiplier les mesures visant à freiner la propagation de ce virus sur le territoire. Le Président Macky Sall a décrété un ensemble de mesures fortes parmi lesquelles, l’interdiction des rassemblements de foules entraînant le mauvais fonctionnement des marchés ruraux, le couvre-feu et l’Etat d’urgence limitant les échanges entre les régions, entre autres.
Ces mesures ont des conséquences négatives réelles sur les capacités de production des petits producteurs et de commercialisation de leurs produits». A preuve, soulignent-ils, «près d’1 million de poulets et plus de 5200 tonnes de produits maraîchers sont en souffrance du fait des difficultés d’accès aux marchés, plus de 1200 femmes ne parviennent plus à vendre leur production laitière. Par ailleurs, l’arrêt des exportations a entrainé un manque à gagner au secteur de la pêche qui a représenté 16 % des recettes totales des exportations nationales en 2018».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here