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Les violences faites aux femmes ont connu une augmentation avec la pandémie du Covid-19. C’est ce que révèle une étude réalisée par le projet Voix et leadership des femmes au Sénégal (Vlf), piloté par le Centre d’études et de coopération internationale (Ceci). L’enquête montre également que les organisations de femmes font plus ou moins les mêmes types de services.

Les violences faites aux femmes se sont accentuées depuis l’apparition du Covid-19. C’est ce que révèle une étude menée par le projet Voix et leadership des femmes au Sénégal (Vlf), piloté par le Centre d’études et de coopération internationale (Ceci). «Avec la période de Covid-19, nous nous sommes positionnés pour faire un certain nombre d’études pour avoir des données désagrégées pour voir l’impact de la pandémie sur ces violences. Nous savons que la pandémie a exacerbé les différentes violences basées sur le genre auxquelles les femmes font face, les violences économiques n’en parlons pas, les violences psychiques», a rapporté hier Woré Ndiaye, chef de projet au Ceci. En outre, l’enquête a aussi constaté que les organisations de défense des droits des femmes et des jeunes filles offrent une multitude de services catégorisés en 4 éléments particuliers. Il s’agit des services information, renforcement de capacités. Il y a aussi celui lié à la santé maternelle, le renforcement de capacités économiques des femmes, ainsi que les violences basées sur le genre. «Ce que nous avons constaté à travers cette étude, c’est que les organisations de femmes faisaient plus ou moins les mêmes types de services. Donc nous voulons les amener à avoir une approche innovante dans la manière d’offrir ces types de services. Nous souhaiterions qu’elles prennent davantage l’inter-sectionalité qui consiste aux différentes types de vulnérabilité, de discrimination auxquelles les femmes font face», a fait savoir la chef de projet au Centre d’études et de coopération internationale, Woré Ndiaye. Lundi et mardi, un atelier de formation nationale sur les offres de services s’est tenu par visioconférence à cause du Covid-19. En fait, le Ceci a travaillé dans le cadre de ce projet avec 25 organisations partenaires à travers le pays, soit 20 organisations et 5 réseaux représentés sur l’ensemble du territoire national. Pour avoir une idée sur le type de services, d’activités qu’offrent ces organisations, ils ont procédé à un exercice d’autodiagnostic. Quant au projet proprement dite, il vise l’exercice accru des droits des femmes et des jeunes filles à travers 3 portes d’entrée que sont : le renforcement institutionnel des organisations de femmes, l’amélioration des offres de services de ces organisations et le renforcement de la synergie d’actions entre ces différentes organisations.

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