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Comme c’est le cas de plus en plus, les citoyens ont décidé de porter le combat pour sauver la Falémé. L’Observatoire citoyen international du fleuve Falémé (Ocif) a été porté, en mars 2020, sur les fonts baptismaux à Kéniéba, située dans la région de Kayes. Mis en place par l’Association Action solidaire Faléa 21 (Asfa 21) du Mali, l’Ong «La lumière» du Sénégal et l’Association «Sauvons la Falémé» de la République de Guinée, l’Ocif tente de trouver une meilleure stratégie pour sauver ce fleuve, qui constitue un lien ombilical entre les communautés des pays traversés et joue un grand rôle dans le brassage intercommunautaire, la cohésion sociale et l’harmonie entre les populations. Selon Sos Falémé, «il est urgent d’agir rapidement et de manière efficace par rapport à la Falémé parce que c’est une question préoccupante tant au niveau national que sous-régional. La Dreec a proposé que des mesures ardues soient prises, notamment des descentes sur le terrain bien coordonnées avec l’ensemble des forces qui sont impliquées. Ensuite, nous pensons qu’il faut équiper les services techniques de moyens logistiques. A titre d’exemple, la gendarmerie gagnerait à disposer d’une pirogue motorisée pour sillonner la zone. Il y a également peut-être la nécessité d’installer des cantonnements avec des endroits réguliers pour faire des patrouilles etc.», insiste l’Ocif qui compte sur «l’engagement des trois Etats membres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) qui ont souscrit à la Convention de la minamata» pour interdire l’utilisation du mercure. Il milite pour une «synergie d’actions en vue de contribuer efficacement à la survie du fleuve Falémé, au développement des activités d’aménagement hydroagricole, hydroélectrique de l’écotourisme du développement durable» afin d’arrêter la «dégradation de l’écosystème et des équilibres naturels du fleuve du fait de l’exploitation inconsidérée des ressources naturelles, de la baisse de la pluviométrie et de la disparition de certaines espèces de la faune et de la flore, et des actions anthropi­ques». Cette exploitation ou­tran­cière des ressources a provoqué la «perte progressive des moyens d’existence des populations riveraines du fleuve Falémé, engendrée par une agression massive des ressources naturelles».

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