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«S’il vous plaît, soutenez de la culture !» C’est le cri du cœur de Amath Dia, associé de Safouane Pindra pour l’organisation du Festival Yakaar. A l’endroit des autorités, il lance : «Dans d’autres pays, on subventionne les gens pour qu’ils fassent de la culture. Au moins ici ils ont les idées et le courage de la faire, mais les gens ne mettent pas la main à la poche. La culture a un coût. Autant il y a  des projets économiques autant  il y a les projets culturels qui sont plus importants». «S’il vous plaît, essayez de soutenir ces projets», a-t-il plaidé, attirant l’attention sur les nombreuses entraves que subissent les promoteurs de festival, à l’instar de M. Pindra  «Malheureusement, c’est le seul qui est resté comme un gardien du temple. Il se bat, même en faisant des pertes, et parvient encore à séduire le Sénégal alors qu’on sait que les subventions ne suivent pas. Les partenaires ne suivent pas et il n’y a pas de politique culturelle… Si on laisse continuer cela, on va tuer la culture», a-t-il prévenu.
Laissant la parole au directeur du Festival Yakaar, Safouane Pindra, qui pour sa part a remercié ses partenaires, les artistes qui ont participé à la 17e édition du festival dont le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, qui depuis 5 ans l’accompagne dans son projet. «C’est un monsieur qui croit à la jeunesse de sa ville et je ne suis pas le seul qu’il accompagne. Il accompagne tous les jeunes qui développent des projets des cultures urbaines. On a chaque année une subvention. Merci M. Khalifa Sall, on a une pensée pour toi ce soir», a-t-il dit, remerciant par ailleurs le ministre de la Culture et de la communication, Mba­gnick Ndiaye, non sans déplorer le retard de leur subvention. «Jusqu’à présent, je n’ai pas reçu la subvention qu’ils devaient me remettre. Mes artistes repartent lundi ou mardi et je ne sais même pas comment les payer. C’est frustrant», affirme-t-il. Déplorant que ce soit pareil pour tous les autres promoteurs de festival.
«Je suis à ma 17e édition, mais c’est comme si c’est aujourd’hui que je commençais. Le ministère de la Culture sait qu’on tient le Festival Yakaar chaque année. Je ne suis pas le seul, il y a Festa 2H, il y a Festigraff, Kaay fecc,… Chaque année, on court après eux. Ce n’est pas bien, il est temps de mettre sur pieds une politique culturelle et un agenda culturel», pense-t-il.
aly@lequotidien.sn

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