PARTAGER

A Colobane, les agents de la Direction des parc nationaux, grâce à l’appui des éléments de la Sûreté Urbaine de Dakar et du Projet Eagle Sénégal, ont mis fin aux agissements d’un trafiquant supposé d’espèces protégées. Ce dernier se livrait au commerce illicite de «peaux de têtes de lions mâles et femelles, de nombreux os de lion très prisés et recherchés dans le commerce illégal  de médecine traditionnelle chinoise et africaine», entre autres.

Pas de répit pour les trafiquants d’espèces protégées. Il y a juste une semaine, les forces de sécurité procédaient à l’arrestation dans la région de Kédougou de trois trafiquants présumés de peaux de léopards. Ce mardi 23 avril 2019, les agents de la Direction des parc nationaux, grâce à l’appui des éléments de la Sûreté Urbaine de Dakar et de Eagle Sénégal, se sont encore illustrés à Colobane en y interpellant «un présumé trafiquant de grands félins en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de trois (3) peaux de têtes de lions mâles et femelles, de nombreux os de lion très prisés et recherchés dans le commerce illégal  de médecine traditionnelle chinoise et africaine, ainsi que des pieds d’orychterope, vautours de ruppel, oryx algazelle, des espèces en danger critique d’extinction au Sénégal et toutes annexées à la Cites ainsi que  d’autres   animaux  intégralement et/ou partiellement protégés», indique un communiqué du Projet Eagle Sénégal parvenu hier au journal Le Quotidien.
A propos du mis en cause, qui est soumis actuellement au feu roulant des questions des limiers dans les locaux du Commissariat central de Dakar, les auteurs du communiqué espèrent «que la gravité des faits qui lui sont reprochés le mènera à des peines d’emprisonnement et amendes exemplaires pour tous ceux qui s’activent et trafiquent impunément la grande faune protégée du Sénégal Oriental». De par ses frontières avec la Guinée Conakry/ Bissau et le Mali, renseigne-t-on, Kédougou et sa grande région demeurent «un haut lieu connu de trafic de faune transfrontalier et transnational».
«Parmi ses joyaux au patrimoine naturel national», la région naturelle du Sénégal Oriental «compte encore une grande faune des plus prestigieuses en Afrique avec la présence bien établie de léopards, mais aussi de lions, d’hippopotames, d’éléphants, de chimpanzés et bien d’autres espèces moins connues du grand public mais tout aussi présentes, discrètes et fragiles».
Bénéficiant d’une protection intégrale au Sénégal «par le Code de la chasse et de la faune, mais aussi par la Convention de Washington régissant leur commerce international, tous ces animaux sauvages sont gravement menacés de disparition ou d’extinction totale de l’espèce si leur abattage et commercialisation illégaux ne sont pas rigoureusement contrôlés et sévèrement sanctionnés».
L’Onu rappelle que «le braconnage et le trafic d’espèces sauvages ont un impact dévastateur sur les communautés, sur l’environnement et sur ​​la sécurité». Mais aussi que «les braconniers et les autres criminels conduisent de nombreuses espèces au bord de l’extinction à travers le monde ; que les criminels sont en train de détruire les moyens de subsistance locaux, bouleversant les écosystèmes fragiles et entravant le développement social et économique ; qu’ils alimentent la violence et la corruption, et nuisent à l’Etat de droit».
mdiatta@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here