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Quatre mois après la fin du second quinquennat constitutionnel de Joseph Kabila, la Rdc ne parvient toujours pas à s’inscrire dans le schéma d’une transition politique consensuelle. Et ce, malgré la signature de l’accord global et inclusif de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre, et la nomination d’un nouveau Premier ministre par le chef de l’Etat. Un blocage qui a poussé, lundi 24 avril, Félix Tshisekedi, président du Rassemblement, à se tourner vers l’Union africaine (Ua) et les organisations régionales.
«Le Rassemblement lance un appel aux chefs d’Etat africains, particulièrement aux présidents de l’Ua (le Guinéen Alpha Condé), de la Communauté de développement d’Afrique australe, Sadc (le roi du Swaziland Mswati III, dont le vice-président est le Sud-Africain Jacob Zuma) et de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (l’Angolais José Eduardo Dos Santos) afin qu’ils s’impliquent aux côtés du secrétaire général de l’Onu (le Portugais Antonio Guterres), dans le cadre de la résolution 2328 (du Conseil de sécurité), en vue d’un dénouement rapide de la crise congolaise», a déclaré Félix Tshisekedi à l’issue d’une matinée politique organisée à Kinshasa.

Tshisekedi «disposé» à rencontrer Kabila
Fin mars, le Conseil de sécurité avait en effet demandé à Antonio Guterres d’user de ses bons offices pour accompagner la «mise en œuvre complète et rapide de l’accord du 31 décembre 2016», conclu grâce à la médiation des évêques catholiques congolais. Ces derniers ont estimé vendredi 21 avril que la façon dont Bruno Tshibala, dissident du Rassemblement, a été nommé au poste de Premier ministre constituait une «entorse» au compromis politique trouvé.
«Cet acte procède de la stratégie de Joseph Kabila de faire échec à l’accord de la Saint-Sylvestre, de distraire l’opinion et de gagner du temps en attendant de trouver l’opportunité de faire le référendum constitutionnel qui lui permettrait de rester au pouvoir indéfiniment», a pour sa part dénoncé Félix Tshisekedi.
Mais le chef du Ras-semblement ne ferme pas la porte et se dit «disposé à rencontrer le Président Kabila pour discuter des points restés pendants, à savoir la nomination du Premier ministre, la présidence du Conseil national de suivi de l’accord (Cnsa) et la décrispation politique».
jeuneafrique.com

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