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Le 50 éme Sommet de la Cedeao tenu samedi à Abuja a validé les résultats de la Présidentielle du 1er décembre dernier en Gambie, qui consacrent la défaite de Jammeh. Elle a décidé d’installer Adama Barrow le 19 janvier prochain.

Après la première mission à Banjul née de la volte-face de Jammeh, il était attendu une prise de position sans équivoque de la Cedeao : tous les chefs d’Etat assisteront à l’investiture du Président élu Adama Barrow, qui prêtera serment le 19 janvier 2017. Cette résolution du 50 éme Sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest tenu samedi à Abuja est un appel renouvelé à Yahya Jammeh pour qu’il cède les rênes du pouvoir en Gambie qu’il gouverne d’une main de fer depuis 22 ans. Elle est aussi la preuve que les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest ne comptent pas sanctionner le régime actuel jusqu’à la fin de la transition.
Aujourd’hui, la Cedeao a chargé Muhammadu Buhari, Prési­dent du Nigéria d’assurer la médiation en Gambie pour faire renoncer à Jammeh son dessein de confisquer le pouvoir. Alors qu’il avait dessiné un scénario qui devait  auréoler son retrait de la vie politique d’une manière héroïque. Mais, il a décidé de jouer autour de l’abîme jusqu’au bout. En nommant John Dra­ma­ni Mahama, Président du Ghana, comme co-président de la média­tion, alors qu’il doit quitter le pouvoir au terme de la transition, la Cedeao essaie de jouer sur les symboles pour  dompter le Président gambien. Malgré ces efforts diplomatiques apparents, les chefs d’Etat affichent aussi leur fermeté pour faire installer Adama Barrow le 19 janvier prochain. «Le processus de médiation sera conduit suivant les termes de référence approuvés par la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement. La Confé­rence prendra toutes les actions nécessaires pour faire appliquer les résultats des élections du 1er décembre 2016  et la Conférence encourage toutes les parties prenantes, à l’intérieur et à l’extérieur de la Gambie à faire preuve de retenue, à respecter l’état de droit et à assurer une transition pacifique du pouvoir», indique le communiqué final de la Cedeao. Laquelle demande à l’Union africaine et aux Nations unies d’avaliser les décisions prises sur la situation en Gambie et espère leur appui pour concrétiser les efforts de médiation à travers toute forme d’assistance technique nécessaire pour maintenir le résultat de l’élection du 1er décembre 2016 et garantir la sécurité et la protection du Président élu.
Par ailleurs, les chefs d’Etat lancent un appel au Président Yahya Jammeh pour qu’il s’abstienne de tout acte de nature à compromettre la transition et le transfert pacifique du pouvoir au président élu et exhortent les forces de défense et de sécurité gambiennes à exercer leur mandat de façon républicaine et assurer la protection des personnes et des biens.  Pari gagné à Jammeh ?

bsakho@lequotidien.sn

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