PARTAGER

Il est assez curieux et même dommage pour la qualité et le niveau de l’analyse des questions socio-politiques dans notre pays, qu’une partie de notre intelligentsia, politologues, professeurs, chercheurs, intellectuels de tout acabit, tous dans leur appréciation des remous au sein de la quasi-totalité des partis du Benno, puissent verser dans un unanimisme béat, selon lequel le Président Macky Sall, serait un grand prestidigitateur, capable de transformer des «lions politiques» en «zèbres de proie». Plus grave est encore leur perception du pouvoir, assimilé à un jardin de délices, une ruche de nectar où l’on ne passerait le temps qu’à se délecter et à se pourlécher les moustaches. Ce faisant, ils confortent cette idée fallacieuse et biscornue selon laquelle, la politique se réduit à la compétition pour le pouvoir et que le pouvoir, c’est le partage clanique de délices.
Cette perception aussi saugrenue que perfide relève d’un empirisme paléontologique, pernicieux et dangereux, pour l’avenir de la politique et de la République. Ce n’est donc pas étonnant que durant la campagne législative que des illuminés puissent penser que l’étoile des politiciens devait disparaître de la galaxie.
Alors, dans un nouveau contexte géopolitique et géostratégique, où toutes les lignes ont bougé, beaucoup de paradigmes du développement revisités, il me semble important pour une approche scientifique de tout phénomène social, de ne pas limiter l’analyse et la réflexion, à une reproduction d’anciens schèmes, d’anciens stéréotypes et de clichés idéologiques, qu’on chercherait à valider urbi et orbi par des pétitions de principe. Dans ce cadre, il est important que les acteurs politiques, aidés en cela par les intellectuels et politologues, ne perdent jamais de vue pourquoi et pour qui on fait la politique ? L’action politique commence à la lisière de l’individualisme, elle est distributive pour le plus grand nombre, la cité, la communauté, le Peuple. Elle n’est pas non plus assujettie à la conquête du pouvoir, même si celui-ci offre la posture idéale. La réal politik qui consiste à trouver des solutions aux préoccupations de la Cité, impacte plus les masses que les logomachies idéologiques.
Aussi, la nouvelle voie politique inédite balisée par deux principes majeurs de solidarité : «la Patrie avant le parti» et «Gagnons ensemble et Gouvernons ensemble», inaugurée au Sénégal depuis la deuxième alternance par les grands patriotes de ce pays, disséminés dans tous les partis de Benno bokk yaakaar, sous la houlette d’un Président visionnaire, s’avère être un cas d’école qui devait titiller l’intérêt des chercheurs et politologues sénégalais et africains. Malheureusement, au lieu d’analyser cette pertinente offre politique qui cadre mieux avec la nature kaléidoscopique de notre Peuple et de son génie rassembleur comme chanté dans les versets de notre hymne national par le poète Président, puis d’évaluer les résultats obtenus dans bien des domaines, on fait la fine bouche ou on choisit les dédales idéologiques heurtées.
L’on reproche aux leaders des partis de la Gauche d’être pris à la trappe par le libéral Macky Sall. Mais oui pourquoi pas ? Peut-on reprocher à un citoyen honnête, qui aime son pays, de s’engager pour celui-ci, pour le bien-être de son Peuple quand les perspectives sont claires, quand les toutes doléances de celui-ci, qui de surcroît sont les mêmes pour tous les partis, ont été passées au peigne fin, consignées dans un mémorandum aussi exhaustif que fidèle, le Pse, retravaillées dans le cadre de leur exécution dans une planification participative, inclusive à travers des conseils de ministres décentralisés qui ont débouché sur des actions à fort impact social, le Pudc, salué par tous au point que le Peuple authentique renouvelle sa confiance à Benno à chaque fois que de besoin et des pays voisins viennent prendre des leçons. N’est-ce pas là la finalité de toute politique ? Résoudre ou contribuer à résoudre à l’instant T les problèmes auxquels la société est confrontée, doit rester la mission d’un parti politique responsable et non faire rêver ?
Les partis de Benno bokk yaakaar ont tous mis la Patrie avant le parti et les leaders restés ont fait don de leur vie et de leur carrière politique, ayant compris la fragilité et les risques courus par le pays dans un contexte géopolitique fécond en péril. Les partis politiques touchés, gagnent donc en maturité et sont en train de faire leur cure de Jouvence et par ricochet, la politique s’en retrouve anoblie, en se débarrassant de ceux-là qui n’ont retenu de celle-ci que la sauvegarde d’intérêts crypto-personnels ou claniques, les querelles byzantines.
Waly NDIAYE
Benno bokk yaakaar

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here