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De 6,4% en 2018, la croissance du Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal a chuté à 5,2% en 2019, relèvent les Comptes nationaux trimestriels du 4e trimestre 2019 rendus publics par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Dans ses projections économiques en 2019, le Sénégal avait tablé sur un taux de croissance de 6%.

Amadou Hott, ministre de l’Économie, du plan et de la coopération.

La croissance du Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal s’est encore détériorée. Les Comptes nationaux trimestriels du 4e trimestre 2019, publiés par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), indique que «la croissance économique du Sénégal est ressortie à 5,2%, après 6,4% en 2018.
Au titre du Produit intérieur brut en valeur, il est estimé à 4 243 milliards de francs Cfa au quatrième trimestre de 2019 et à 13 859 milliards de francs Cfa sur l’année 2019», c’est-à-dire les richesses produites pendant l’année 2019 par l’ensemble des entreprises sénégalaises.
Au quatrième trimestre de l’année 2019, précise le document, «le Produit intérieur brut en volume, corrigé des variations saisonnières (Cvs), a connu une baisse de 0,5 %, par rapport au trimestre précédent. Les activités du primaire et du tertiaire se sont, respectivement, rétractées de 0,6% et 1,1%. Celles du secteur secondaire ont globalement stagné sur la même période. Quant aux taxes nettes de subventions sur les produits, elles ont enregistré une hausse de 1,2% sur la période sous-revue».
Du côté de la demande, en variation trimestrielle, lit-on dans les Comptes nationaux trimestriels, «la formation brute de capitale fixe et les exportations de biens et services ont évolué respectivement de 4,8% et 2,8%. Cependant, le faible accroissement de la consommation finale évalué à 0,7% et la diminution des stocks n’ont pas favorisé la croissance.
L’activité économique, au quatrième trimestre de 2019, a progressé de 3,3% par rapport à la même période de l’année 2018. Cette croissance est liée à l’évolution positive des activités du tertiaire de 3,0%, du primaire, 2,6% et du secondaire, 2,5%».
Sous l’angle de la demande, expliquent les statisticiens, «le regain d’activité économique au quatrième trimestre de 2019, par rapport au même trimestre de l’année précédente, résulte de l’augmentation de la formation brute de capital fixe évaluée à 12,1%, des exportations de biens et services de 5,5% et de la consommation finale de 1,1%. Cependant, il a été atténué par la hausse des importations estimée à 4,3%».
Les projections économiques seront ainsi inéluctablement sombres. Avec la pandémie du Covid-19, la baisse du Pib sera pire. Au lieu d’avoir une croissance forte, le Sénégal se retrou­vera avec un Pib en deçà des attentes. À preuve, le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, a annoncé ces dernières semaines un recul de «1,5% sur la croissance prévue pour cette année» (6,8%). Car la quasi-totalité des secteurs, notamment le tourisme, le transport aérien, les chaînes d’approvisionnement du commerce formel et informel et de l’industrie sont affectés par la pandémie.

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