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Il le sait certainement : Pape Ibrahima Faye ne dormira pas toujours à poings fermés à partir de maintenant. Hier, il a assisté à une scène incroyable : Des responsables syndicaux de l’Ugb se sont donné en spectacle devant lui, montrant ainsi qu’ils se livraient déjà une guerre de positionnement. Tout a commencé lorsqu’on a voulu au cours de la passation de services donner la parole à Birima Ndiaye, secrétaire général du Stesu/Crous, pour qu’il parle au nom des travailleurs. Cette décision n’a pas rencontré l’assentiment des responsables du Syndicat autonome des travailleurs du Crous (Sat/Crous) qui ont voulu s’opposer à cette prise de parole sous le prétexte que ce syndicat affilié à la Cnts a hypothéqué les intérêts des travailleurs au profit de ses seuls membres. Il s’en est suivi un échange de propos aigre-doux et même des coups de poing provoquant un désordre indescriptible et obligeant les organisateurs à suspendre la séance pendant quelques minutes. Cette situation n’a apparemment pas ébranlé le nouveau directeur du Crous qui a relativisé ces incidents qui «relèvent tout simplement de la passion de vouloir bien faire» leur travail.
En tout cas, M. Faye qui rêve de faire de l’Ugb «un espace pacifié ou les étudiants entrent pour faire trois ou quatre ans, avoir leurs diplômes et être sur le marché du travail pour soutenir leur famille» a du pain sur la planche. L’ancien secrétaire général à la Solidarité nationale a tendu la main aux travailleurs qu’il a invité à mettre «leur expérience au service de la reconstruction des infrastructures et services administratifs saccagés».
Après l’installation du recteur et du directeur du Crous, tous les regards sont désormais tournés vers les étudiants qui ont maintenu leur mot d’ordre de grève illimitée, malgré les mesures prises par le chef de l’Etat en faveur des étudiants. Ils feront face à la presse cet après-midi.
cndiongue@lequotidien.sn

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