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Premier centre érigé dans la ville de Matam et dédié aux métiers des cultures urbaines, La Maison des cultures urbaines (Mcu) a vu le jour grâce à la détermination de Massafou. C’est une structure qui offre gratuitement des formations diversifiées dans le domaine de la culture avec l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication et permet une production sur place.

Matam s’est dotée d’un pôle de formation, de documentation  et de réinsertion des jeunes. Et il s’agit de  La Maison des cultures urbaines de Matam  (Mcum).  Subventionnée par le ministère de la Culture à travers le Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu), cette struc­ture offre des formations gratuites aux jeunes afin de leur permettre de se perfectionner. Ces derniers sont ainsi formés a des métiers tels que la sérigraphie, le Djing, le graffiti, le beat box,  les musiques urbaines, la vidéo, etc. Avec l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans leur quotidien, la formation va permettre aux jeunes de s’adapter aux nouvelles mutations socio-culturelles. Déjà 40 jeunes en apprentissage dont une dizaine d’entre eux en réinsertion, sont accueillis par la Maison des cultures urbaines de Matam (Mcum), inaugurée le 24 août dernier. Joint par télé­pho­ne, Massafou, Pdg de la structure Massafou Enter­tai­nment, déclare : «Notre rôle à nous, c’est d’aller trouver des partenaires, de former les jeunes, de les aider à trouver de l’emploi et tout. Parce qu’ici les jeunes sont confrontés à beaucoup de difficultés et manquent d’idées par rapport à leur avenir. Et vu que maintenant être formé ne veut pas forcément dire qu’on va trouver du travail,  nous souhaitons les aider à développer leur propre entreprise après leur formation. Ainsi, ils pourront à leur tour créer des emplois», explique celui qui s’est battu corps et âme pour la mise sur pied de ce centre.
A Matam, la production artistique et culturelle se fait rare. C’est ce qui fait que sur le plan national, la localité est très peu représentée par des artistes de renommée. La faute à une absence de formation et de structure de production. Mais, la mise en place de la maison des cultures urbaines de Matam pourrait être un coup de pouce pour les jeunes de cette localité. Depuis l’ouverture de ses portes, les productions artistiques se font sur place.  «L’année passée nous avons reçu un financement du ministre de la Culture et actuellement nous faisons des enregistrements sans pour autant aller jusqu’à Dakar. Il nous arrive même de produire des artistes qui viennent de la capitale», a dit Massafou. Pour pérenniser cela, la maison de culture urbaine, très interactive, est toujours dans la recherche de partenaires. Car le local est sous location alors que les formations sont gratuites.
Stagiaire

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