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Les acteurs des cultures urbaines de tout le pays se réunissent à Dakar dans le cadre du Vsd Hip hop. En plus des concerts prévus, l’évènement organisé par Simon Kouka offre aux jeunes artistes des ateliers de graffiti, d’écriture de projets, de Djing et de musique assisté sur ordinateur (Mao).

Les acteurs des cultures urbaines du pays se retrouvent depuis hier au Centre culturel Blaise Senghor dans le cadre du «Vsd Hip Hop». Le lancement de la manifestation a eu lieu en présence de jeunes venus des 14 régions du pays. Selon le rappeur Simon Kouka, un des organisateurs, il s’agit «d’aider les acteurs à rendre leurs activités visibles et à exprimer leurs besoins». «Si dans chaque région du pays, des initiatives sont menées dans le domaine des cultures urbaines, le Vsd va permettre de fédérer toutes ces initiatives», a-t-il expliqué. Pendant trois jours, 35 jeunes pourront se former à l’écriture de projet artistique à l’image de Massafou, un jeune de Matam. Ce rappeur qui a mis en place un label, espère tirer profit des formations qui seront données durant cet évènement pour pousser de l’avant les jeunes de sa région qui ne manquent pas d’esprit créatif mais qui se heurtent à l’absence de moyens matériels et financiers. «C’est avec nos bourses d’étudiant que nous essayons de rassembler du matériel ou d’organiser des festivals», renseigne-t-il.
Le Dr Massamba Guèye, conseiller culturel du président de la République, reconnait que les cultures urbaines manquent de visibilité. Mais ces trois jours vont dit-il, permettre à ces jeunes de «s’épanouir et de proposer les talents qu’ils ont». En plus de l’encadrement à l’écriture de projet, Vsd Hip Hop propose également des ateliers de graffiti animé par Docta, des ateliers de Djing, de musique assisté sur ordinateur (Mao) ou de danse. Ces journées dédiées aux cultures urbaines seront l’occasion de discussions intergénérationnelles qui aboutiront à la présentation de 21 futuring mettant en scène de jeunes artistes et des artistes confirmés. L’organi­sa­tion de ce festival marque également le retour du hip hop dans l’antre de Blaise Senghor. Le Centre va d’ailleurs abriter un pôle des cultures urbaines informe Simon Kouka. «Les cultures urbaines ont besoin de cet espace» a également souligné Mas­sam­ba Guèye.

Démenti formel
La tenue de ce rendez-vous a été polluée par des polémiques que se sont empressés de dénoncer les organisateurs. Autant Simon que le conseiller culturel du président de la République, le Dr Massamba Guèye ont démenti un financement du festival par le fonds des cultures urbaines doté de 300 millions de francs Cfa. «Je suis président du comité de lecture du Fonds de développement des cultures urbaines. Et nous n’avons pas encore délibéré.  Comment des fonds dont la délibération n’est pas effective peuvent être donnés à quelqu’un ou à une association quelle qu’elle soit? Au moment où je vous parle, aucun dossier n’est financé», a mentionné le Dr Guèye pour clore ce débat. Toutefois, l’évènement bénéficie d’un soutien financier du ministère de la culture.
mamewoury@lequotidien.sn

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