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Etre ministre de la République et président d’un club -à l’image de Moustapha Diop, nouveau patron du Ndiambour-, c’est un statut qu’on ne rencontre pas souvent à la tête des mouvements associatifs. Le Quotidien revisite quelques exemples…

L’Asc Ndiambour, club fanion de la ville de Louga, a un nouveau président. Il s’agit du maire de ladite ville, Moustapha Diop, élu le samedi 30 septembre dernier lors d’une Assemblée générale qui a eu lieu au centre Omar-Bongo de Louga. Ce dernier remplace au poste, l’ancien fédéral et promoteur de lutte, Gaston Mbengue, démissionnaire.
Nouveau ministre de l’In­dustrie et de la petite et moyenne industrie, Moustapha Diop a été chargé de parachever le travail entamé par son prédécesseur pour un mandat de quatre ans. Un énorme chantier pour un club qui a du mal à occuper les premiers rôles au sein de l’élite sportive ces dernières années.
Mais au-delà des résultats attendus, la particularité de cette élection réside sur le statut du nouveau président de l’Asc Ndiambour. Car en plus de devoir assumer ses fonctions de maire de Louga, Moustapha Diop est le nouveau ministre de l’Industrie et de la petite et moyenne industrie. Un cumul qui peut laisser place à certaines interprétations. D’aucuns ju­geant que le Ndiambour pourrait bénéficier de la fonction ministérielle de son nouveau président. Ce qui est un autre débat…

Pas une première au Sénégal
Mais si on se revisite l’histoire, cette situation n’est pas une première dans l’histoire du football sénégalais même si c’est «un fait de jeu» rare. Et justement c’est au Ndiambour de Louga que la tendance se fait le plus sentir avec, dans les années 90, la présence à la tête du club de Magued Diouf, frère de l’ancien président de la République, Abdou Diouf ; avec un projet gigantesque de professionnaliser l’équipe de football et d’aller à la conquête de l’Afrique. C’est d’ailleurs durant cette période que sera construit l’actuel Centre Omar Bongo qui devait être un Complexe multifonctionnel avec toutes les installations dignes d’un club professionnel. Malheu­reusement, l’aventure sera de courte durée, après le départ du régime socialiste.
L’Us Gorée a aussi connu une telle situation avec le magistrat, Youssoupha Ndiaye, nommé ministre des Sports de 2002 à 2005. Ancienne gloire de l’équipe insulaire, il a longtemps occupé le poste de président de ce club mythique de l’île-mémoire.
On parle également de l’actuel ministre de la Communication, Abdoulaye Bibi Baldé. Ancien ministre de l’Environnement, il est présentement le président de l’Asc Kolda dont il est originaire.
Mais sous un autre angle, d’anciens ministres ont eu à occuper le poste de président de club après leur passage à la tête d’un département. Parmi eux, l’ancien Premier ministre, Souley­mane Ndéné Ndiaye, président de l’As Saloum de Kaolack. Il y a également El Hadji Malick Sy «Souris» avec la Jeanne d’Arc de Dakar. Ancien président de la Fédération sénégalaise de football et ancien international, il a été ministre du Tourisme sous le régime du Président Abdou Diouf.
A ceux-là, il faut ajouter l’ancien ministre des Affaires Etrangères sous Abdoulaye Wade, Me Madické Niang, qui a «coaché» pendant une courte durée la Linguère de Saint-Louis, au début des années 2000.

wdiallo@lequotidien.sn

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