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cartes-zigMine de découragement, visages fermés des individus bloqués à la porte pour «retard», c’est le vécu des candidats à l’obtention de la carte d’identité biométrique et d’électeur à la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) située en face de la mosquée omarienne. Selon les demandeurs, ici il faut se pointer à 6 heures du matin ou avant pour s’inscrire. Le nombre par jour, selon ces citoyens, est de 100 personnes. Sinon, il faut attendre le lendemain ou avoir une «connaissance» pour échapper à la bousculade. Ici, selon un policier, au départ, une faveur a été accordée aux hommes de tenue qui devaient déposer les week-ends. Profitant de ce privilège, certaines personnes en uniforme «ont semé le bordel», selon les termes de cet agent. Alors, une décision de la hiérarchie est tombée pour demander aux militaires et paramilitaires de suivre désormais le rang au même titre que les civils. Dans le bâtiment abritant la commission, les chaises rangées dans les couloirs du premier étage ne «chôment» pas. Un groupe de jeunes est assis par terre pour se dégourdir les jambes qui souffrent de la longue attente. A l’intérieur, les membres de la commission administrative posent des questions aux demandeurs : «Confirmez-vous votre inscription sur le fichier électoral ? Voulez-vous changer de lieu de vote ?» L’autre étape consiste au remplissage d’une fiche de renseignement, la prise de photo et d’empreinte et la signature. Le récépissé acquis, on donne rendez-vous au demandeur d’ici à un mois pour le retrait de la carte.
msakine@lequotidien.sn

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