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Le Rassemblement des élèves et étudiants ressortissants de Dahra de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sont très remontés contre leurs autorités locales. A l’origine de leur colère, le retard du paiement de leurs bourses municipales d’un montant de huit millions de francs Cfa. Pour manifester leur colère, ils ont tenu un sit-in dans le hall du pavillon A. Après leur mouvement de protestation, place à un point de presse pour sonner l’alerte. Face à aux journalistes, les étudiants n’ont pas mis de gants pour tirer à boulets rouges sur leurs autorités municipales et politiques du département de Linguère. A en croire Daouda Ka, président de ladite amicale, la plupart de ses camarades sont restés à Dahra du fait qu’ils n’ont pas pu trouver une maison d’accueil. D’autres, ajoute-t-il, sont incapables d’assurer les frais quotidiens qui s’élèvent à plus de 1 000 F Cfa par jour pour rallier le campus pédagogique, en provenance des coins les plus reculés de Dakar.
Abondant dans le même sens, Moussa Ndiaye, président de la Commission sociale du Ree­ducad, renchérit que certains d’entre eux squattent les couloirs des pavillons malgré le froid qui sévit dans la capitale. «Une ville qui dispose du plus grand marché hebdomadaire du Sénégal, que sa mairie soit indifférente aux conditions de vie et d’étude de ses étudiants au moment où des municipalités moins fortunées louent des immeubles pour le bien-être de leurs étudiants», s’indigne Daouda Ka.
Les étudiants ont saisi l’opportunité de leur face-à-face avec la presse pour dénoncer le manque de soutien de la part des autorités politiques du département. Ils ont invité le maire de la ville de Dahra à réagir le plutôt rapidement possible, sinon ils n’excluent pas de passer à la vitesse supérieure.
bseck@lequotidien.sn

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