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En Guinée, les autorités semblent être surprises par l’exécution de ce mandat d’arrêt par les autorités dakaroises qui a permis l’arrestation de Toumba Diakité. Interrogé par Visionguinée.info, le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, ne cache pas sa surprise : «Nous n’avons pas été saisis officiellement de l’arrestation de Toumba Diakité. Nous savons que dans le cadre de l’enquête, diverses opérations devraient être effectuées». Selon lui, «cette arrestation est un élément supplémentaire qui va sans doute permettre d’aller un peu plus vite dans la préparation du dossier sur le massacre du 28 septembre.»
Du côté du ministère de la Justice guinéenne, on explique a contrario les raisons qui ont retardé l’exécution du mandat d’arrêt par l’existence de la peine de mort dans le Code pénal guinéen qui a été finalement abrogé. «La peine de mort existait dans notre code pénal. Maintenant, elle n’existe plus. On ne pouvait pas faire l’extradition ou l’exécution d’un mandat dans un pays où vous n’avez pas les mêmes ordres  juridiques», éclaire Ibrahima Beavogui, porte-parole de la Chancellerie. «Le ministère de la justice est naturellement impliqué quand il s’agit d’un mandat d’arrêt international. Car le mandat d’arrêt a été décerné par les juges guinéens depuis longtemps. C’est ce mandat qui a été exécuté», précise-t-il. Il informe que le procès sur le massacre du 28 septembre aura lieu l’année prochaine. «Si le dossier a pris du temps, argue-t-il, c’est parce que pour reconstituer les faits dans une telle affaire, ce n’est pas un ou deux jours», insiste-t-il.
Toumba Diakité, homme de main de Dadis Camara, est en cavale depuis 7 ans. Cité comme le cerveau du massacre du 28 septembre 2009, il avait retourné l‘arme contre son ancien patron qui a été contraint de quitter la tête de l’Etat.
bsakho@lequotidien.sn

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