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«Vous ne payez pas de patente. Vous pouvez exploiter les terres, mais dans la limite du périmètre minier, en profondeur et indéfiniment», a laissé entendre le maire Daouda Niang, revenant sur la convention liant l’Etat à la Sococim. «Si la Sococim signe une convention comme ça, rien ne l’autorise d’aller faire une extension sur des terres qui ne lui appartiennent pas», a-t-il poursuivi, tout en faisant savoir que c’est ladite convention qui exonère la cimenterie de la patente. M. Niang croit ainsi savoir que cette extension cache des non-dits de la part de l’usine implantée depuis 1948. «Une concession pour la culture du jatropha sur 210 ha a été faite. Il n’y a pas de jatropha et la concession va finir en 2024, vous profitez pour installer une centrale solaire, vous ne dites pas ce que vous voulez faire dans votre intime conviction. Vous voulez tout simplement accaparer des terres des Rufisquois», a fait savoir le successeur de Badara Mamaya Sène. «Je ne sais pas si Vicat a décidé d’être un promoteur immobilier ou si quelqu’un se cache derrière pour faire dans l’immobilier. On ne peut pas penser que la Sococim puisse disposer de plus de 17 titres fonciers», a-t-il fait savoir. L’un dans l’autre la perte de ce périmètre va négativement impacté la ville de Diamniadio, croit savoir M. Niang. «La relation entre Diamniadio et Rufisque, c’est une relation naturelle et une continuité territoriale et il faut utiliser ces espaces pour créer des possibilités de mouvements, de mobilité pour qu’il n’y ait pas de rupture entre Diamniadio et Rufisque. Il ne doit pas y avoir une rupture à cause de la Sococim», a relevé l’édile, sollicitant à ce propos l’implication du Président Macky Sall pour que «les choses soient raisonnablement réglées».
Joints par téléphone, les responsables de la cimenterie disent n’avoir aucun commentaire à faire.
abndiaye@lequotidien.sn

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