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Dans L’Observateur du mardi 23 mai, des propos vous sont prêtés et qui sentent la désinformation à outrance. D’une part, vous le dites si bien que l’Assemblée a voté 8 milliards pour la Présidence, 50 millions pour l’Assemblée, idem pour le Hcct, le Conseil économique, social et environnemental 30 millions, qu’en est-il de la Ville de Dakar ? Pourquoi ne dites-vous pas que l’Assemblée à fait ceci ou cela ? Outrancièrement, vous glissez à la politique pour parler de la situation de la mairie de Dakar, sachant pertinemment qu’une caisse d’avance n’est point une caisse noire ou politique, car leurs mécanismes d’utilisation ne  sont pas les mêmes.
D’autre part, vous semblez vous réjouir de la venue de Me Abdoulaye Wade, presque centenaire, et paradoxalement vous vouez aux gémonies «deux vieux apprentis inaptes», messieurs Tanor Dieng et Moustapha Nias­se qui, je vous le précise, peuvent être fils et neveu de votre mentor.
Tout au plus, je pense très sincèrement que l’expérience très avérée de ces deux hommes d’Etat, combinée au dynamisme d’un président de la République jeune, ne peut être que bénéfique pour notre cher Peuple. Peuple qui a besoin d’actions, d’unité et point de désinformations, de victimisation voire de populisme.
N’est-il pas plus opportun, plus juste, en tant que députée, d’introduire une requête à l’Assemblée pour que cette fameuse caisse d’avance de la mairie devienne une bonne fois pour toute une caisse noire ou politique ? Afin qu’il n’y ait plus de contournements suspects, en utilisant un Gie fictif pour disposer des fonds. Seulement en ce moment, nul ne pourrait être poursuivi pour faux et usage de faux, ou détournement de fonds. Voilà la réalité. C’est la vérité.
Cependant, il n’en demeure pas moins qu’une institution comme la ville de Dakar mérite sa caisse noire ou politique, au vu des nombreuses sollicitations de toutes natures auxquelles fait face, en l’occurrence, son maire. Oui au même titre que la Présidence, l’Assemblée… la mairie mérite une caisse noire ou politique ; d’où l’invite solennelle au président de la Ré­publique, garant des institutions pour leur bon fonctionnement, à revoir la situation afin d’éloigner tout quiproquo, tout malentendu. Très solennellement, également solliciter de Monsieur le président de la République, chantre des causes justes, de voir la situation de ces vaillants professeurs du Saes qui sont dans leur droit, tout comme ces 43 travailleurs des Abs de l’aéroport de Dakar. Voilà des réalités qui intéressent le Peuple et non la politique du «ôte-toi que je m’y mette» sans éthique.
René DIAGNE
Mouvement JOM
(Benno Siggil Sénégal)

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