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Le débat sur la décrispation de l’espace politique, à l’ordre du jour hier au dialogue politique, a été houleux. Benoît Sambou, qui n’a pu tolérer des propos de Déthié Fall et de Valdiodio Ndiaye, a fini par quitter la salle.

Par Babacar Guèye DIOP
Les débats furent houleux, les échanges parfois musclés. Lors de la séance de la Commission politique du dialogue national, les acteurs ont étalé leurs désaccords sur la question de la décrispation de l’espace politique. Pour ce thème, le Pôle de l’opposition a vite sorti les cas de Karim Wade et Khalifa Sall.

D’après plusieurs sources ayant assisté à la rencontre, le Pôle de la majorité s’est farouchement opposé à une amnistie pour les deux opposants. «Il ne s’agit pas de réviser un procès, mais d’aller dans le cadre d’une décrispation de l’espace publique. La majorité doit aborder cette question avec lucidité», a plaidé Déthié Fall, coordonnateur du Pôle de l’opposition, appelant également à l’arrêt des poursuites contre Guy Marius Sagna et autres. En écho, la Société civile est allée dans le même sens. Pour Valdiodio Ndiaye, c’est la majorité qui bloque le dialogue. Des propos qui ont révulsé Benoît Sambou, coordonnateur du Pôle de la majorité. «On ne peut pas régler ici ces questions déjà vidées par la justice. Les grands compromis politiques dont vous parlez n’ont jamais été réglés dans ce genre de cadre. Les gens sont allés dans les salons. Wade et Macky se sont rencontrés hors de notre cadre. Idrissa Seck a rencontré dimanche le Président Macky Sall à la Maison du Parti socialiste. Quand la Société civile dit que la majorité bloque le dialogue, elle est dans une logique de sabotage», a tranché M. Sambou. En réplique, Déthié Fall a dénoncé les propos «irrespectueux» du responsable de l’Apr. «C’est un manque de respect envers le Président Macky Sall et en la mémoire de Ousmane Tanor Dieng», dénonce le Rewmiste. Une répartie qui a mis Benoît Sambou dans tous ses états. Et qui a fini par bouder la séance.

Sur l’affaire du militant de France dégage, le Front de résistance nationale, dans un communiqué, estime que «le moment est venu pour le président de la République de promouvoir la décrispation politique de façon à ce que le Parquet ne s’oppose pas à la libération de Guy Marius Sagna dont la place, encore une fois, n’est pas en prison». A ce titre, Me El Hadji Amadou Sall a été commis pour prendre les dispositions nécessaires pour se charger de l’élargissement de l’activiste.

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