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C’est un secret de polichinelle : le débat de minuit avec les réalisateurs et festivaliers constitue le sel même du festival du Cinéma africain de Khouribga. Chaque soir après les activités de la journée, certains noctambules préfèrent se retrouver autour d’inter­minables discussions dans la mythique salle de l’Hôtel Farah à Khouribga. Avant-hier soir, après la projection du film documentaire Djambar, Sem­bène l’insoumis, réalisé par Eric Bodoulé, c’est tout naturellement que les participants à ces débats de minuit se sont rappelés au beau souvenir de Sem­bène, son œuvre et son combat. A Khouribga, c’est même devenu presqu’une tradition d’évoquer Sembène. D’ailleurs, le plus grand prix du festival porte son nom. Mais cette fois-ci, le film de Eric Bodoulé, d’une durée de 85 minutes, a véritablement retracé le cheminement professionnel et artistique de ce «Père fondateur du cinéma africain», afin de permettre encore une fois aux uns et aux autres de mieux cerner sa personnalité et son combat.
Ceux qui l’ont connu ont, à tour de rôle, décrit «l’homme entier» qu’a été l’auteur de Guelwaar, mais aussi son caractère bien trempé qui ne facilitait pas toujours certaines choses. Et s’ils ont pu reprocher quelque chose à ce documentaire, c’est bien «l’absence de témoignages de certains de ses proches qui auraient pu donner plus de profondeur à cette réalisation». Toutefois, les critiques reconnaissent que chacun est libre de livrer à sa façon sa part de Sembène et que d’autres productions suivront pour immortaliser «le symbole» qu’il incarne pour la cinématographie africaine.

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