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Afrika jom et l’Ong 3D ont réuni hier des représentants des candidats à la Présidentielle pour un débat sur la réforme des institutions au Warc. Pendant plus de 3 tours d’horloge, Ismaïla Major Fall de Bby, Habib Sy de Madické2019, Dialo Diop de SonkoPrésident, Aliou Diallo du Pur et Fatou Ndiaye Touré de Idy2019 ont rivalisé de promesses portant sur les réformes institutionnelles, l’indépendance de la justice, la gestion des organes indépendants comme la Cena, l’Ofnac, l’Ige, entre autres. D’emblée, les représentants de l’opposition, à l’unanimité, ont émis le souhait de reformer le Conseil supérieur de la magistrature en proposant le retrait du président de la République et du ministre de la Justice de ce Conseil et son élargissement à d’autres corps comme la société civile, le personnel de la justice. Par contre, Ismaïla Madior Fall a aussitôt mis en garde ses adversaires sur «une République des juges qui décident seuls des faits». Sur la question du régime présidentialiste, le ministre de la Justice pense que les prérogatives sont les mêmes pour presque tous les Présidents au monde et que les réformes ont déjà été faites depuis le Référendum de 2016. L’opposition, elle, estime que le président de la Répu­blique a des pouvoirs exorbitants qu’il faut parvenir à équilibrer.
Selon Alioune Tine, membre de la société civile, «on a l’impression qu’il n’y a pas de possibilité de réformer les institutions du Sénégal en dépit des conclusions de la Cnri». C’est, ajoute-t-il, ce qui justifie le débat pour pousser les candidats à apporter des réponses beaucoup plus concrètes.
bseck@lequotidien.sn

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