PARTAGER

Le budget de la Commission nationale du dialogue des territoires tourne autour de 430 millions de francs Cfa. Mais Djibo Kâ et son équipe entendent le faire passer à plus d’un milliard grâce à des partenariats.

Djibo Kâ tient son budget. Le président de la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) gère la «maigre somme de 430 millions», selon les termes du secrétaire permanent de la structure, Arona Bâ. C’était hier lors de la 2ème session de cet organe consultatif créé en décembre 2015 et chargé, entre autres missions, d’assister le président de la République dans la définition de mécanismes de coopération territoriale. Une manne financière qui devrait cependant connaître une hausse substantielle grâce aux partenariats que la Cndt entend nouer. «L’Unicef, l’Usaid et Enda ecopop se sont rapprochés de la Cndt pour essayer de voir, ensemble, comment parvenir à valoriser des ressources pour le compte des collectivités territoriales. Nous avons choisi d’investir les villes de Pikine, de Rufisque et de Guédiawaye ; deux départements, Louga et Kolda et le pôle-territoire de Sine-Saloum pour élaborer le schéma de cohérence territoriale. Cela permet d’avoir la carte d’intercommunalité qui permet de déterminer la carte des ressources pour les terroirs afin de pouvoir les valoriser», déclare M. Bâ.
Ces initiatives vont considérablement rehausser le budget de la Cndt.  «Le coût de financement de la phase test doit engendrer plus d’un milliard. C’est à rechercher avec les partenaires. Il y a une dynamique de mutualisation des efforts et de ressources. En dehors du budget de fonctionnement, nous attendons des partenariats très enrichissants et concluants qui devraient nous permettre de mener nos activités sans grand problème», espère-t-il. Par ailleurs, la Cndt et le ministère de la Gouvernance locale se sont entendus sur la mise en place d’une plateforme pour un meilleur diagnostic territorial. En clair, cet outil va permettre de territorialiser le Plan Sénégal émergent au niveau des collectivités locales. «Le problème de nos territoires est que le diagnostic est trop aérien. Lorsqu’on lit n’importe quel outil de planification, dans la partie diagnostic, on voit dans une liste un ensemble de maux qui renvoient à un sous-développement (manque, absence, léthargie…) qui n’est jamais documenté», souligne le secrétaire permanent de la Cndt.
bgdiop@lequotidien.sn  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here