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Le secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Justice, chargé de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance, envisage avec ses partenaires de décentraliser le Cadre multi-acteurs de suivi budgétaire (Cmsb). Un atelier a été organisé hier pour examiner et valider le document de décentralisation dudit cadre.

Le Cadre multi-acteurs de suivi budgétaire (Cmsb) va être décentralisé. Mis en place en 2016 par le ministère de la Bonne gouvernance, en partenariat avec la société civile et des partenaires institutionnels, le cadre a mené plusieurs activités au niveau national. Cependant, le niveau local n’a jusque-là pas été pris en compte, alors que c’est par essence le niveau de mise en œuvre des politiques publiques. C’est cette raison même qui a poussé le secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Justice, chargé de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance, d’envisager en collaboration avec ses partenaires de décentraliser le cadre au niveau des collectivités territoriales avec la mise en place des Cadres locaux de suivi budgétaire (Clsb), afin de participer aux processus budgétaires au niveau local. «Aujourd’hui, l’enjeu pour nous c’est, au-delà du cadre multi-acteurs de suivi budgétaire qui est au niveau national, de faire en sorte que ce cadre puisse aller au niveau local. Qu’on puisse mettre les citoyens au cœur du budget, qu’on puisse les montrer l’efficacité budgétaire», a expliqué hier Amadou Ka­nouté, président du Réseau citoyen pour la transparence budgétaire (Rctb), lors d’un atelier de partage et d’analyse du Cadre multi-acteurs de suivi budgétaire. M. Kanouté ajoute que cette décentralisation leur permettra aussi de montrer aux populations «que nous sommes en train d’atteindre nos résultats, que la case de santé est construite, des robinets d’eau arrivent, qu’il y a l’électricité, mais aussi qu’on puisse dire que l’efficience budgétaire, les ressources sont utilisées de manière à être vraiment bénéfiques». L’autre aspect qui les incombe, selon lui, c’est de travailler en citoyenneté budgétaire, faire en sorte que les citoyens «sentent qu’ils ont le devoir de contribuer à leur budget national, même si c’est 1 000 francs Cfa par année, que chacun d’entre nous contribue à cela. C’est la seule voie pour un développement autonome, un développement géré par nous-mêmes, un développement endogène». Amadou Kanouté, qui est par ailleurs directeur exécutif de l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev/ Afri­que), pense que ces trois axes, à savoir efficience, efficacité et citoyenneté fiscale sont des aspects sur lesquels «le Rctb insiste». Donc, estime M. Kanouté, «il faut faire en sorte qu’on élargisse l’assiette fiscale, car c’est une des voies par lesquelles on peut at­teindre cette citoyenneté fiscale».
mfkebe@lequotidien.sn 

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