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Le député-maire de Cayar, Ndiassé Kâ, ne verra jamais, hélas, la fin des travaux de l’usine de fabrique de farine et d’huile de poisson installée dans sa commune et qui, depuis quelque temps, agite les populations de cette localité. L’annonce douloureuse, hier matin, de sa mort qui a fait l’effet d’une bombe a plongé toute la contrée du littoral dans la tristesse et la consternation. L’édile du village traditionnel des pêcheurs, décédé des suites d’une courte maladie à l’hôpital Principal de Dakar, n’est plus à présenter à l’opinion nationale.
Mareyeur et producteur maraî­cher hors pair, le 4e maire de Cayar, élu sous la bannière de la liste du Pds en 2014, a toujours privilégié les intérêts de sa ville qui, à ses yeux, «priment sur toute autre considération». «Cayar est mon parti», clamait-il partout et à toute occasion. Et c’est d’ailleurs fort de cette conviction qu’en 2016, à la veille du Référendum, suite à d’intéressantes propositions du chef de l’Etat dans le sens d’accompagner le développement de Cayar, qu’il dut quitter le navire bleu pour embarquer dans la mouvance présidentielle. Un acte qu’il ne regrettera guère puisque ce 30 juillet 2017, à la faveur des Législatives, il sera investi sur la liste départementale de Thiès où il sortira vainqueur.
Polygame et fidèle disciple du défunt illustre khalife général des Mourides Cheikh Saliou Mbacké, le disparu quitte ce bas monde ce 28 décembre, date anniversaire du rappel à Dieu de son guide spirituel. La levée du corps du regretté talibé mouride est prévue aujourd’hui à 10h à l’hôpital Principal de Dakar. Il sera ensuite inhumé à Touba.
nfniang@lequotidien.sn

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