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Elle lève tout soupçon sur la mort de Amath Ba. Contrairement à ceux qui pointent du doigt les gardes pénitentiaires, l’Administration pénitentiaire soutient la thèse d’une mort provoquée par des difficultés respiratoires. Malgré tout, le Parquet a ouvert une enquête.

L’Administration pénitentiaire dégage ses responsabilités sur la mort du nommé Amath Ba dans les liens de la détention. Dans un communiqué, le service bat en brèche les accusations des associations de défense des détenus et précise que le rapport n’a décelé aucun signe traumatique externe et de trace de violence. Condamné le 12 juillet 2017 par la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès à 12 ans de travaux forcés, Amath Ba a été transféré le 25 juillet 2017 au Camp pénal de Liberté 6 «conformément à la législation en vigueur». Le détenu est décédé ce 24 août 2017 «suite à des difficultés respiratoires», selon l’Administration pénitentiaire. Le défunt souffrait d’une cardiomyopathie hypertrophique dilatée décompensée, selon les résultats de l’autopsie rendus publics aujourd’hui par le docteur Abdou Magib de l’hôpital Le Dantec. Le procureur de la République, à qui le dossier a été transmis, semble avoir entendu la revendication de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred) puisqu’une enquête a été ouverte. Elle est confiée au commissariat de police de Grand-Yoff.
Stagiaire

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