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: Le Parquet de Paris a ouvert une enquête après le décès inexpliqué d’une femme mardi matin, presque 12 heures après son admission aux urgences de l’hôpital Lariboisière, dans le 5e arrondissement, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
L’enquête «en recherche des causes de la mort» a été confiée au service de Police judiciaire du 5e arrondissement, a précisé la même source, confirmant une information de Franceinfo.
Prise en charge lundi «par la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris», la patiente a été amenée au service d’accueil des urgences de l’hôpital «vers 18h 45», selon un communiqué de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (Ap-Hp).
Elle y a «été accueillie par l’infirmière d’accueil et d’orientation et enregistrée dans le circuit de prise en charge du service», selon l’Ap-Hp. Son décès «inexpliqué», «constaté à 06h 20» mardi «au sein du service d’accueil des urgences», a été signalé le même jour par l’Ap-Hp au procureur de la République de Paris.
Une enquête interne a été lancée «pour reconstituer la chronologie précise des faits, connaître les circonstances et les causes de ce décès», et notamment savoir si la patiente a été vue par un médecin, si le niveau d’activité du service était normal et les effectifs en nombre suffisant, selon l’Ap-Hp.
L’institution francilienne «transmettra toutes les informations à la justice», assure-t-elle dans son communiqué, «les autorités de tutelle» ayant par ailleurs «été informées». «La famille de la patiente a été prévenue par l’hôpital qui lui a fait part de ses condoléances et de son soutien», est-il précisé.
Sans attendre les résultats des deux enquêtes, le premier syndicat de l’Ap-Hp, l’Usap-Cgt, a tenu à rappeler que les urgences de Lariboisière sont «fréquemment en saturation», dénonçant dans un communiqué «le manque de lits et de moyens».
Le service est «le plus gros de la capitale en termes de passages» avec près de 300 patients par jour en moyenne, selon le syndicat qui avait déjà «tiré le signal d’alarme» en juillet.
Un Chsct (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire se tiendra jeudi, a annoncé à l’Afp l’un des responsables Cgt de Lariboisière, Yann Flecher, appelant à la «transparence».
De son côté, l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a «alerté» le gouvernement «sur la situation devenue impossible à gérer» aux urgences hospitalières qui ont enregistré 21 millions de passages en 2016.
Déplorant elle aussi un «manque de moyens», elle a réclamé un rendez-vous avec la ministre de la Santé Agnès Buzyn «afin de proposer et de trouver des solutions face à la saturation du système».

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