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L’autorité administrative de la région a présidé hier une réunion d’urgence sur la lutte contre le coronavirus. Lors de ce comité régional de développement spécial sur la gestion des épidémies, le chef du Centre d’opération d’urgence sanitaire (Cous) a révélé la construction d’un centre de traitement du Covid-19 à Touba.

Un centre de traitement du coronavirus sera construit dans la ville de Touba. Il sera implanté à l’héliport. Telle est la décision majeure prise à l’issue du Comité régional de développement (Crd) spécial consacré à la gestion des épidémies et tenu hier à Diourbel. Cette réunion d’urgence a été convoquée par l’autorité administrative pour échanger sur la gestion des épidémies. C’est ainsi que le chef des opérations de l’équipe mobile d’intervention et de soutien du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), Dr Alé Baba Dieng, a révélé qu’un centre de traitement sera mis en place à Touba le plus rapidement possible.
Sur ce, le site de l’héliport a été retenu après plusieurs propositions. Pour Dr Dieng, «le site de l’héliport est retenu pour en faire un centre de traitement pour les patients qui seront détectés positivement parce qu’on amenait les malades à Dakar, mais ils seront traités ici. Ce centre sera construit en 5 jours. Les opérations vont démarrer dès ce dimanche. Le plan de Ziguinchor, c’était pour 12 malades, mais là on va partir sur 20 voire 25 malades et c’est extensible».
En ce sens, Dr Dieng a précisé que le transfert des patients vers Dakar risque de faire saturer le site du service des maladies infectieuses avant d’ajouter qu’il y a d’autres cas qui se déclarent au niveau de Dakar. «La capacité d’accueil sera vite dépassée», a-t-il ajouté. Il fait savoir qu’ils ont commencé à prendre en charge les patients au niveau du centre de santé de Darou Marnane. «On a réservé ce centre pour les cas confirmés. L’idéal, ce n’est pas aux normes parce que ce n’est pas construit en ce sens. L’essentiel est d’avoir un centre normé avec de l’espace. Dans la conception de l’espace, on peut traiter correctement les maladies contagieuses.» A l’en croire, le centre de santé de Darou Marnane est fermé au public pour qu’il soit transformé en centre de traitement.

La famille touchée compte 28 personnes
Pour le médecin-chef de région, la famille infectée compte 28 personnes dont les 6 sont déjà contaminées. Dr Mamadou de poursuivre : «Actuellement, il y a 9 qui sont devenus des cas confinés sur les 13 patients que nous avons. Et nous pensons que ça va augmenter. 28 personnes ont un contact familial et nous craignons que leur test soit positif. L’autre jour c’était 3, puis 4 après 7. Donc, c’est une mesure d’urgence. Nous sommes en train de voir les mesures de prévention et de contrôle.» Dr Dieng a aussi évoqué la disponibilité de l’eau à Touba parce qu’avec le coronavirus, il faut que l’eau soit disponible en quantité et en qualité. Malheureusement, dit-il, avec le virus, s’il n’y a pas d’eau courante, il y a problème. C’est ainsi, dit le gouverneur, qu’ils vont l’intégrer dans le plan d’urgence et le mettre tout de suite à la disposition du ministre de la Santé.

Les écoles du département de Mbacké doivent être fermées
La rencontre a servi de prétexte au préfet du département de Mbacké pour signaler que les écoles dudit département devraient être fermées. Makhtar Diop justifie son argumentaire par le fait que la plupart des élèves des établissements de Mbacké viennent de la commune de Touba. Sur ce point, le chef de l’Exécutif régional a fait savoir qu’ils ne peuvent pas prendre de décision dans l’immédiat, mais ils vont suggérer au ministre de l’Education, après remise du rapport de l’inspecteur d’académie, de penser à fermer les écoles de Mbacké, le temps de juguler la pathologie. Dans le même sillage, la directrice de l’Ufr médecine de l’Université Alioune Diop de Bambey a demandé à ce que les étudiants soient sensibilisés parce qu’il y a 7 000 étudiants dans cet établissement.
De son côté, l’inspecteur d’académie de Diourbel a souhaité que les collectivités territoriales contribuent au niveau des écoles primaires. Et Seydou Sy de préciser que les lycées et collèges ont des budgets et les écoles primaires n’ont pas les moyens. La coordonnatrice de la Case des tout-petits ne dira pas le contraire. Elle a ainsi demandé à ce que la Case des tout-petits soit intégrée dans ce plan d’urgence. D’autant plus que «la Case des tout-petits de Dindy est sans eau. Nous sollicitons de l’eau pour cet établissement».

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