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Fatou Bensouda a tenu une visite de 48 heures en République démocratique du Congo (Rdc). Elle a rencontré le chef de l’Etat Joseph Kabila, les autorités judiciaires, la majorité, l’opposition, la société civile et la Cenco (Conférence épiscopale du Congo). Une visite qui a pour but d’évaluer la coopération entre la Rdc et la Cpi et de voir aussi si le Congo fait tout ce qui est en son devoir en interne pour juger les crimes relevant du Statut de Rome.

Beaucoup d’acteurs dans l’opposition et la société civile espéraient que la procureure de la Cpi annoncerait l’ouverture de nouvelles enquêtes. Finalement, il n’en est rien. Devant la presse, elle a tenu un discours très diplomatique, mais a fait part de ses inquiétudes quant à la «situation critique» et aux épisodes de violence à Kinshasa, à Beni, dans les provinces des Kasaï. Fatou Bensouda a également fait part de ses préoccupations quant aux actes observés à ces occasions, dont il est allégué qu’ils «pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (Cpi)», informe-t-elle dans un communiqué.
La procureure de la Cpi a rappelé que «les appels des victimes pour que les crimes soient punis doivent être entendus, mais c’est de la responsabilité première de la Rdc», a-t-elle martelé.
La Cpi, elle, n’est pas là pour «se substituer» aux autorités nationales, mais intervient seulement en complément, si c’est nécessaire. Elle dit être venue pour faire un état des lieux des procédures nationales, après avoir tiré la sonnette d’alarme en 2016 et 2017.
Fatou Bensouda, qui a finalement davantage insisté sur son rôle dans la prévention, a assuré que la Cpi va poursuivre son travail de «surveillance» avec une «extrême vigilance». Elle promet de continuer les échanges avec toutes les populations civiles, les autorités congolaises, les parties prenantes et la société civile. «Nous sommes plus que jamais déterminés à soutenir et à renforcer les efforts et les capacités pour prévenir la violence criminelle et n’hésiterons pas à poursuivre les responsables d’atrocités commises en Rdc dans le cadre de la complémentarité et de la coopération prévues par le Statut de Rome», assure-t-elle.
ndieng@lequotidien.sn

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