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Le président du Conseil national de la jeunesse du Sénégal (Cnjs) se veut clair et net : «On ne peut pas parler d’émergence si plus de 60% de la population, constituée de jeunes, ne créent pas de richesses».

C’est en marge du forum que se prononçait le patron des jeunes du pays. Le président du Conseil national de la jeunesse du Sénégal (Cnjs) s’est prononcé sur la situation et les conditions de vie des jeunes de manière générale. Invité par ses camarades des régions de Tamba et Matam à qui, était dédié le Forum sur la cohésion sociale, la paix et l’emploi des jeunes, initié par le Programme de la cohésion sociale (Procosoc) grâce à l’appui du Pnud, Khadim Diop n’a pas mis de gants pour déplorer la situation des jeunes. Estimant qu’ils sont encore toujours à la recherche de l’emploi, le président du Cnjs est d’avis qu’il ne peut y avoir d’émergence si cette frange de la population n’arrive pas à créer des richesses. Poursuivant, il souligne qu’«il faut que des emplois décents soient trouvés aux jeunes qui représentent plus de 60% de la population totale. C’est seulement si on arrivait à régler le problème de l’emploi des jeunes que l’on pourrait parler d’émergence dans le pays. Sinon, ce serait quasi impossible», martèle le premier des jeunes du pays.

Un gap de 9 milliards à combler.
Le financement des projets des jeunes a aussi été abordé par Khadim. Pour lui, l’ensemble des projets déposés par les jeunes dans les structures habilitées à les recevoir était estimé à quelque 12 milliards de francs Cfa. Seulement, note le patron des jeunes Sénégalais, «seuls 3 milliards ont été consentis pour financer les projets des jeunes». «Insuffisant» alors, note-t-il, mais non sans appeler «l’Etat à faire davantage des efforts pour aider et accompagner les jeunes». «Aujourd’hui, il va falloir que l’Etat, dans son programme de 2018, fasse beaucoup d’efforts pour que 10 milliards soient accordés au financement des jeunes afin que les projets déjà ficelés et bancables obtiennent des financements, au grand intérêt des jeunes et de l’émergence du pays», dit Khadim Diop. Avant d’exhorter : «Nous appelons l’Etat, et au premier chef le président de la République, d’accorder 10 milliards (de francs Cfa) aux projets des jeunes pour leur financement.»
Toutefois, note-t-il, «le président (de la République) semble aller dans le sens d’accompagner et d’aider les jeunes, surtout après les bons points notés en faveur des jeunes lors du Conseil des ministres tenu récemment le 13 septembre dernier». Khadim Diop relève qu’il y a parlé «de la création de missions locales pour l’emploi des jeunes dans toutes les communes, de la mise en place de bourses pour l’emploi rapide des jeunes, entre autres mesures prises par le Président en faveur des jeunes». Seulement, estiment beaucoup de ses camarades, «il faut une mise en œuvre rapide de ces différentes mesures annoncées çà et là».
Khadim terminera son propos en soutenant qu’«ils (les jeunes) ne sont pas dans une posture de revendication. Seulement, ils veulent que leurs préoccupations soient prises en compte». «Une mention spéciale a été décernée au Procosoc», dira le président du Cnjs «pour son accompagnement et son soutien aux jeunes des régions de Tamba et Matam». «Jamais par le passé un aussi bon programme n’a existé en faveur des jeunes», déclare-t-il devant les autorités. A ces dernières, surtout aux Collectivités locales, il les a exhortées à jouer pleinement leur rôle dans le cadre de l’appui aux démembrements du Cnjs.
«Les questions de jeunesse demeurent une compétence transférée», rappelle-t-il non sans citer le Code des collectivités locales en ses articles 308 et 309 qui stipule «que les collectivités doivent soutien et accompagnement aux structures de jeunesse».

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