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«Nous pensons que l’Etat doit respecter ses engagements.» Ce propos de Lamine Fall, Secrétaire général adjoint de la Cnts (Confédération nationale des travailleurs du Sénégal), renseigne sur les fortes attentes de sa centrale syndicale. M. Fall est revenu hier lors d’un point de presse en prélude au 11e congrès de la Cnts, entre autres, sur la question des salaires. Il annonce à ce sujet que la commission paritaire s’est réunie avant-hier, lundi, les négociations continuent mais un accord n’est pas encore trouvé. Sur les accords, il y a eu des avancées même si le secteur de la santé a toujours des difficultés. En ce qui concerne l’éducation, les gens ont repris. C’est vrai que l’Etat fait des efforts mais il doit continuer.
En prélude au 11e congrès de la Cnts, la commission en charge de l’organisation a décliné le programme de la rencontre d’échanges et de renouvellement d’instances qui aura lieu les 17 et 18 novembre. Une tribune pour le président de ladite commission qui a fait le tour des questions d’actualité syndicale.
Toutefois, le renouvellement des instances de la Cnts a dépassé plus d’un an, une prolongation arrêtée d’un commun accord par le Bureau confédéral de la Cnts qui est l’instance de direction de cette centrale. Si l’on en croit son Secrétaire général adjoint, «à l’époque nous étions confrontés à des difficultés d’ordre matériel». M. Fall ajoute : «En ce qui concerne les relations entre la Cnt et le pouvoir, le gouvernement est un partenaire, c’est le dialogue social qui doit primer et si nous ne sommes pas d’accord, on va à la grève. Mais cela ne veut pas dire que ce sont des adversaires. La Cnts n’est pas un parti politique, nous avons réglé ce problème depuis le congrès de 2001.» «Que l’Etat (Ndlr : le ministre de l’Econo­mie Amadou Ba) reconnasse qu’il y a des tensions budgétaires, c’est bien parce que c’est la réalité. L’Etat a des difficultés à honorer ses dettes surtout sur le plan national», fait savoir M. Fall.
En outre, l’intrusion de la technologie dans les secteurs d’activité oblige à de nouvelles postures. Pour les syndicalistes, il faut penser à comment s’adapter, à l’évolution du travail mais aussi à conserver les emplois voire à en créer. Ce qui appelle à la réflexion, notamment avec la robotisation, des emplois vont disparaître, les institutions sociales vont aussi en pâtir.
Le thème du 11e congrès de la Cnts, qui est placé sous la présidence du chef de l’Etat Macky Sall, est : «Le futur du travail et l’avenir des syndicats», vu l’ampleur de la précarité de l’emploi au Sénégal et à travers le monde.
Près de 1800 délégués et 200 invités sont attendus par la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal qui regroupe 105 syndicats professionnels. En prélude au panel et au renouvellement d’instances, des activités sont prévues les 15 et 16 novembre, à savoir un atelier, un colloque, un forum et une table ronde.
Stagiaire

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