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La cellule de veille électorale du Wanep déplore les sorties de Ousmane Sonko, Idrissa Seck et Boun Abdallah Dionne aussitôt après les premières tendances du scrutin de dimanche. Ce réseau d’observateurs des élections appelle toutes les parties au calme.

Idrissa Seck et Ousmane Sonko avaient déclaré dimanche qu’un 2e tour se dessinait. Et Mahammed Boun Abdallah Dionne, de son côté, révélait que le Président sortant avait gagné avec un minimum de 57%. La société civile s’en est désolée hier, soulignant que cette proclamation des résultats de part et d’autre «est un point d’attention extrêmement sérieux et sensible». «Que ce soit le Premier ministre ou l’opposition, il n’est pas autorisé au Sénégal, sans que les instances habilitées en la matière ne donnent les résultats définitifs, de proclamer les résultats», a rappelé Diatou Cissé Badiane, membre du réseau Wanep, un réseau d’observateurs des élections. En conférence de presse hier, cette organisation a fait savoir que le vote s’est déroulé «normalement», malgré quelques irrégularités notées. Il s’agit, entre autres, «des violences verbales dans certains bureaux de vote, de problèmes d’accès aux bureaux de vote refusé à certains représentants s’étant présentés sans mandat, conformément au Code électoral, électeurs ayant leur carte, mais absents des listes».
La cellule de veille électorale recommande ainsi à tous les acteurs d’adopter une «attitude citoyenne» en respect de la loi et d’éviter la diffusion des rumeurs afin de garantir au Sénégal un scrutin présidentiel «apaisé, crédible, juste et accepté de tous», mais aussi de «s’abstenir de toute forme de désinformation et d’appel à la violence». Aux candidats, le Wanep les exhorte de sensibiliser leurs militants à éviter toute forme de violence, d’inscrire toute contestation possible dans le «cadre légal et pacifique», de s’abstenir de proclamer les résultats avant les instances habilitées. Il demande aussi aux forces armées et de sécurité de rester dans une «posture républicaine» et de garder leur professionnalisme. Pour Diatou Cissé, la Commission électorale nationale autonome (Cena) doit également «communiquer de façon plus large et proactive sur son implication dans le processus, au regard des pouvoirs que lui confère la loi». Le réseau Wanep conseille, en sus, au Cnra «de prendre toutes les décisions utiles et légales pour empêcher l’annonce des résultats des élections en dehors des instances légales habilitées à le faire». Les leaders d’opinion et de la société civile ne sont pas en reste, car ils sont appelés eux aussi «à lancer un appel au calme et à la responsabilité pour assurer un climat de cohésion et de solidarité nationale».
mfkebe@lequotidien.sn

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