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Aj/Pads entend poursuivre sa participation au dialogue national. Mais Decroix et Cie préviennent cependant que l’interdiction et la répression des manifestations de l’opposition sont des «facteurs de risques pouvant compromettre l’avenir» de ces concertations.

Les révélations de la Bbc qui mouillent Aliou Sall dans l’attribution des contrats pétroliers à Frank Timis ont poussé des Sénégalais à descendre dans la rue vendredi. Mais le rassemblement de Aar li ñu bokk à la Place de la Nation avait été interdit et réprimé par les Forces de l’ordre. Ce qui n’est pas du goût de certains partis de l’opposition qui participent au dialogue national lancé par le chef de l’Etat le 28 mai dernier. Parmi eux, il y a Aj/Pads qui a réuni son Bureau politique qui a «enregistré la participation de 40 fédérations départementales sur les 45 que compte le pays». Mamadou Diop Decroix et ses camarades estiment que «soit le dialogue éloigne les risques de chaos dans le pays, soit le chaos engendre en tout état de cause le dialogue». Mieux, lit-on dans la Résolution, «anticiper les sombres perspectives en s’accordant d’ores et déjà, comme par le passé, sur les fondamentaux d’un pays démocratique, reste la seule alternative crédible». Alors, Aj/Pads demande à cet égard, au gouvernement, «dans les nouvelles conditions où pouvoir et opposition sont en train de discuter, de mettre fin aux pratiques anti démocratiques, notamment dans le domaine des manifestations de l’opposition». Car, prévient ce parti membre du Front de résistance nationale (Frn), «l’interdiction des manifestations et la répression de manifestants sont des facteurs de risques pouvant compromettre l’avenir du dialogue tandis que le respect de ces libertés sera un indicateur important de la volonté d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre acteurs politiques».
Tout de même, Aj/Pads «réaffirme» son engagement autour des batailles pour la sauvegarde des intérêts fondamentaux du pays et du Peuple et pour le respect et la protection des libertés publiques, mais également son option de «poursuivre le dialogue dans ses différentes dimensions en rapport avec les autres membres du front et aussi longtemps que la volonté politique du pouvoir ne sera pas prise à défaut sur les questions en discussion».
hamath@lequotidien.sn

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