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Faut-il maintenant s’inquiéter quand on rencontre des clubs marocains ? Cette question mérite d’être posée suite aux dernières actualités sportives où un pays comme le Maroc est désigné du doigt pour avoir été au cœur de plusieurs controverses ou polémiques.
D’abord sur le terrain, avec le match retour Rs Berkane-Jaraaf de samedi dernier en Coupe Caf. Une confrontation où l’équipe sénégalaise a subi une «triple peine» en terre marocaine. A savoir un mauvais accueil – ce qui n’est pas une première – une élimination amère avec un arbitrage-maison et enfin un mauvais quart d’heure passé par les dirigeants médinois dont l’un deux -le coach Malick Daf- a été boxé par un membre du staff technique de l’équipe de Ber­kane. Une triste image sous les yeux du président de la Fédération marocaine de football, Fouzi Lekjaa, par ailleurs membre du Bureau exécutif de la Caf.

Après les Sénégalais, les Sud-Africains ont eu leur dose
Mais les Sénégalais ne sont pas les seuls à se plaindre du comportement des dirigeants marocains. Les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns ont aussi eu leur dose lors de la 2e journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions contre le Wac de Casablanca (2-1), jouée vendredi. En plus du mauvais accueil qui leur a été réservé, l’entraîneur des Sundowns, Pitso Mosimane, lors d’une interview accordée à la presse, a fortement critiqué l’attitude des dirigeants marocains.

«C’est la première fois que je vois des arbitres jouer aux ramasseurs»
Selon le site sport.le360.ma, le technicien sud-africain accuse le club casablancais de manipuler les arbitres. Très en colère, il a critiqué sévèrement l’attitude du Wydad de Casablanca durant la rencontre. «Ils sont habitués à gagner. Ils savent comment manipuler le système en mettant les arbitres sous pression», peste l’entraîneur sud-africain avant d’enchaîner : «C’est la première fois que je vois un arbitre et un assistant sortir du terrain pour chercher des balles. Le banc du Wydad leur a mis la pression. C’est la raison pour laquelle les Nord-Africains dominent la compétition», a-t-il dénoncé avec vigueur.

La «razzia marocaine» aux Caf Awards
Mais ce n’est pas seulement sur le terrain que les Marocains sont «Rois». En dehors aussi ils règnent en maîtres. Le dernier exemple ce sont les Caf Awards. Une cérémonie organisée à Dakar et où le Maroc a chipé trois prix : meilleur jeune espoir, meilleur entraîneur et meilleur président de Fédération. Des distinctions contestées par certains et qui ont servi de «prolongations» à cet évènement que la capitale sénégalaise a accueilli pour la première fois. La réaction de désapprobation à la fin de la cérémonie du président de la Fédération sénégalaise de football, par ailleurs membre du Comité exécutif de la Caf, est assez révélatrice d’un certain climat de suspicion. D’où la question qui revient sur le gazon : qui va arrêter le Maroc ?
hdiandy@lequotidien.sn

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